[Tarte aux poireaux] Voyage (retour) en eaux troubles

 
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Vaya
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 Message  Posté le: Mer 7 Aoû 2013, 09:34    Sujet du message: [Tarte aux poireaux] Voyage (retour) en eaux troubles Répondre en citant

La stratégie de Vaya avait porté ses fruits, au dela de ses espérances. Sa feinte avait fonctionné. Elle avait tout de même compté avec son talent bien entendu, et elle en avait descendu du soldat. Mais l'avant-dernier avait répliqué juste, et elle était tombée à terre à terre, avant de se remettre à couvert du chocobotruche en râlant d'agacement. Une balle s'était fichée dans son flanc et la morsure lui brûlait le côté. Elle appuya spontanément sa main sur la plaie, c'était chaud et humide de son sang. Elle préféra ne pas regarder pour l'instant. Elle avait soudain comme une envie de dormir qui la prenait, encore plus quand elle vit le dernier soldat disparaître et du coup, l'adrénaline retomber...

« Allez, grimpe, faut pas rester là ! »

Grimper ? Oui grimper semblait être le plus judicieux. Elle accepta le coup de main de Tabatha qui l'aida à se hisser sur l'engin qu'elle commandait de nouveau. Vaya l'observa pour se concentrer sur autre chose que la douleur. Elle avait l'air à l'aise et sur d'elle. La rouquine se dit que de toute manière, il n'y avait plus grand chose d'autres à faire. L'aube allait bientôt pointé le bout de son nez.

« Des amis à toi ? »

La pirate hocha simplement la tête pour acquiescer. L'évidence se passait de mot. Elle vit vaguement le vampire et le jeune humain se faire embarquer par l'autruche mécanique et puis la vitesse les emporta jusqu'à une barque et le navire. Bizarrement, tout le monde vaqua à ses occupations, et elle, elle n'était pas en mesure de soigner qui que ce soit pour l'instant. Malgré le nombre de gémissements et de blessés qu'il pouvait y avoir sur le pont, ils attendraient. Elle observa un peu la population environnante et... Elle repéra celui qu'elle jugea le moins dangereux pour sa santé à cet instant là. Se dirigeant vers Lachaise, serrant toujours d'une main sa plaie, de l'autre, elle attrapa l'épaule du videur assis, s'appuyant et se soutenant d'ailleurs légèrement dessus.

"J'espère que tu es habile de tes mains. Car je vais en avoir besoin..."

Bon, elle trouvait encore le ton de la plaisanterie, mais assorti d'une grimace évidente. Elle lui montra rapidement ce qu'elle attendait de lui en soulevant légèrement sa main rouge. Elle n'était pas croyante, mais elle se demanda s'il n'était pas judicieux de le devenir, en acceptant ainsi de se confier d'elle-même entre les mains d'un type qu'elle n'avait vu que deux fois auparavant. Ne restait alors plus qu'à regagner la petite cabine qui servait de salle de soins sur le bateau. Elle avait abandonné une partie de son matériel dans les bois sur l'île, Mais c'était uniquement quelques bricoles de premiers secours. Tout le nécessaire était resté sur le navire et il en restait suffisamment assez pour tout le reste de l'équipage.

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 Message  Posté le: Mer 7 Aoû 2013, 09:34    Sujet du message: Publicité

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 Message  Posté le: Sam 28 Sep 2013, 00:24    Sujet du message: [Tarte aux poireaux] Voyage (retour) en eaux troubles Répondre en citant

J’ai une sorte de satisfaction intérieure du travail bien fait. C’est assez étrange tout ça. Je devrais me sentir plutôt embêté d’être de retour sur ce maudit rafiot. Oui, il est maudit. Vu le nombre de fois où j’ai pu recommander son âme de bois aux enfer sous-marin, je pense qu’il doit être maudit à l’heure qu’il est. Ou alors les dieux de l’océan sont aveugles et sourds.
Enfin voilà, je me sens détendu. C’est une sorte de siesta du guerrier me dis-je tout en caressant le bouquet de plumes que je réserve pour la patronne. Une sorte de bouquet d’excuse pour L’Excuse. Elle appréciera le geste je pense. D’autant que ça a l’air rare ces petits choses là. Enfin, j’avais jamais vu d’emplumé avant. Je crois que les autres disaient que c’était dangereux. Bon. Ça vaut pas la mouche de Faro, de ce que j’en dis.

J’en suis là dans mes réflexions reposantes quand une main s’appuie soudain sur mon épaule. Cette main est assez fine, plutôt douce et elle n’est pas tatouée. Tout ça me dit quelque chose…

« J'espère que tu es habile de tes mains. Car je vais en avoir besoin… »

Wow ! Wow wow wow. C’est ça le fameux repos du guerrier ? Mais je vais faire ce métier plus souvent !

« En tout cas on le dis. Je… Ah merde… Mauvaise période du mois. »

Ah merde, j’ai dis ça à voix haute. Oui, bon, bah tant pis. Là tout de suite on a un autre problème : la médecin fuit. Et j’ai comme le sentiment que si elle fuit un peu trop on va vraiment avoir un problème sur ce navire. D’autant que je lui en dois une. Ou deux. Ou trois, je sais plus.

Je glisse un bras à taille de la jolie rousse en gardant sa main sur mon épaule. Je quitte ma chaise, pense un instant à l’emmener, mais… je sais qu’elle a le pied marin, elle s’en est bien mieux sortit que moi lorsque nous avons fait ce petit voyage en chaloupe. Je lui fait confiance et puis, il faut bien que je la laisse prendre un peu son indépendance.
À partir de là, emmener Vaya dans sa cabine ne pose vraiment pas de problème. Elle est légère comme une plume. Un peu tremblante. Je fais attention à garder ma main sur sa hanche, loin de là où j’ai pu voir couler le sang et en un rien de temps nous sommes arrivé dans son antre. Autant dire qu’il n’y fait pas très clair.

C’est quand même pratique ce briquet à une main pour ce genre de situations… Donc voilà, il fait plus clair. Un instant plus tard je l’attrape par les hanches et la soulève jusqu’à l’assoir sur sa table d’auscultation. Doucement, quand même. Enfin pas trop brusquement, c’est déjà ça.

« Fais voir… »

On ne voit rien avec ses vêtements part dessus. Normal, en même temps, hein. Bon, j’imagine qu’elle ne va pas trop m’en vouloir si je la déshabille dans ces conditions. Elle sait très bien que j’ai bien trop d’honneur pour profiter de sa faiblesse comme ça. Après tout, on se connaît bien elle et moi maintenant qu’on s’est vu… ah bah oui, c’est tout de même notre 3ème rendez-vous ! Il était temps que les choses passent à la vitesse supérieure.
Oui, je sais, elles en sont déjà passé par là à priori, mais je ne me souviens pas du tout de la dernière fois. En plus j’y avait fait des rêves bizarres… Bref.

Je lui ôte donc ses vêtements, enfin pas tous ses vêtements hein, juste le haut. Ce n’est pas que l’envie me fasse défaut, mais vu les circonstances je ne devrait peut-être pas avoir cette étincelle lubrifiée dans le regard.
Des vêtements de soldate d’ailleurs tient. Ah, c’est vrai que j’en porte aussi, maintenant que j’y pense…

Oh, c’est joli ça tient. Oh, c’est pas joli ça tient…

Elle est là, devant moi, sa blessure dont le sang dégouline sur la peau blanche. Les chairs déchirés et colorées de choses qui ne devraient pas être là. C’est uniquement là que je réalise ce qu’elle me demande de faire. Moi à sa place je ne me ferais pas confiance.

« D’accord, qu’est-ce que je fais ? »

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Vaya
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 Message  Posté le: Lun 30 Sep 2013, 21:47    Sujet du message: [Tarte aux poireaux] Voyage (retour) en eaux troubles Répondre en citant

« En tout cas on le dis. Je… Ah merde… Mauvaise période du mois. »

Vaya lève les yeux au ciel. Mais elle ne riposte pas, elle se sent un peu trop faible là, tout de suite. Il y a un temps pour tout, et franchement, elle ne sentait pas l'ironie venir. Ce n'était pas l'envie qui lui manquait. Mais non. Définitivement non. Quand il passa un bras à sa taille, elle se sentit comme... une anguille, coulante contre la chaleur de sa peau en contraste avec le froid qui commençait à l'envahir. Instinctivement, elle posa sa main sur la plaie, appuyant légèrement pour essayer d'éviter l'écoulement tandis que Lachaise la guidait jusqu'à la cabine médicalisée.

Un instant plus tard, elle était assise sur sa propre table, étouffant un grognement de douleur quand il la posa dessus. Elle était plutôt pâle et ses phalanges serraient le bord en bois, crispées sur sa douleur lancinante. Ca n'avait l'air de rien cette petite blessure quand elle l'avait reçu, mais la perte de sang et le trajet retour jusqu'au bateau n'avait pas aidé.

« Fais voir… »

La rouquine hocha docilement la tête.... oui, docilement, vous avez bien lu... qui l'eut cru lustucru ! Elle desserra sa prise, et l'aida comme elle put, en évitant les mouvements trop amples, notamment côté blessé. Le fait de porter une chemise joua en sa faveur, c'était plutôt pratique. Quelques boutons à faire sauter, une épaule, puis deux à passer...

"J'ai froid"

Un constat, un léger tremblement, mais ce n'était sans doute pas du au froid, plutôt l'appréhension liée aux soins qu'elle allait ou non recevoir mélangée à la pulsion lancinante et régulière sur le flanc, un léger courant d'air frais sur sa peau nue, c'était un peu trop en même temps. Elle posa son regard chocolat dans ceux du videur, cherchant à savoir si... Tiens, elle avait oublié. Elle déglutit avec peine et essaya de souffler plus longuement pour se calmer.

« D’accord, qu’est-ce que je fais ? »

"Il y a une trousse derrière toi, tu vas la rapprocher."

Vaya en profita pour s'allonger sur le dos. Ce serait plus pratique pour lui, et plus sur pour elle, la tête lui tournait. Des milliers de petites mouches bourdonnantes voletaient devant ses yeux.

"si je perds connaissance, ne panique pas... Il y a une petite fiole sur l'étagère là-bas, avec l'étiquette bleue, l'odeur devrait être suffisamment forte pour me ramener. Sinon, la traditionnelle gifle ça peut marcher... enfin en dernier recours, hein."

Inspire, expire... Ca a l'air de passer. Un peu...

"Tu prends le.... tu sais lire ?"

Si elle devait en plus tout lui décrire pour retrouver les choses, ça allait sérieusement compliqué l'expérience. Elle avait juste envie de dormir là, et l'idée de tout retrouver de mémoire et en décrivant les objets allaient la gonfler... ça la gonflait déjà d'ailleurs. Elle ferma les yeux un instant, un instant très court qui parut durer une éternité.

"peu importe. Il faut nettoyer la plaie si ce n'est pas propre. Et surtout, il faut retirer la balle et tous les éclats s'il y en a. Il y a une sorte de pince dans la trousse qui devrait faire l'affaire. On verra la suite après ok?"

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 Message  Posté le: Dim 27 Oct 2013, 16:17    Sujet du message: [Tarte aux poireaux] Voyage (retour) en eaux troubles Répondre en citant

Bon aller mon gars, reprends toi. Ce n’est pas d’être face à une femme allongée à moitié nue qui devrait t’impressionner. La perspective de devoir la soigner n’a pas l’air si terrible après tout. Tu vas juste trifouiller sa chair jusqu’à ce qu’elle s’évanouisse, puis, sans paniquer, tu la réveilleras en lui faisant renifler un parfum très fort comme elle te l’a demandé. Oui, ça paraît vraiment rassurant, ça va. Et surtout : sans quiproquo possible.

« Tu prends le.... tu sais lire ? »

Est-ce bien le moment de se lire des histoires ? J’avais un grand-père qui faisait ça. Mais c’était plutôt le soir au coin du feu, en hiver, quand on n’avait rien d’autre à faire avant de s’endormir. C’était un des fils jumeaux de mon aïeul au pied rouge. Il portait un nom barbare, typique de ceux que choisissait notre ancêtre issu des terres gelées, tout comme son frère d’ailleurs. Son frère s’appelait Pollux. Toute sa vie, il aurait cherché une explication à ce prénom étrange s’il n’avait pas été frappé par la foudre une nuit, à 5 ans. Il y a sûrement une morale sur les prénoms à coucher dehors dans cette histoire. Toujours est-il que notre grand-père Castor nous racontait des histoires. Le problème, c’est que comme il ne possédait qu’un seul livre, il radotait un peu à force. Au final, cela n’a que conforté mon père dans l’idée que tout ça c’était des conneries et qu’il valait mieux laisser les livres à ceux qui avaient du sommeil à perdre. Des fois, mon père disait des choses sensées.
Je pense que la douleur commence à la faire délirer. Heureusement, elle est assez lucide pour me donner des instructions claires : on retire, on nettoie, on voit ensuite pour les détails.

À propos de détails que je vois… Ce n’est pas que la vue m’est désagréable. Au contraire, j’aime comme ils réagissent à l’air extérieur en se dressant vers les cieux (… oui, enfin le plafond quoi). Mais je pense que cette distraction n’est ni souhaitable ni très utile. En plus elle a dit qu’elle avait froid. Je ne peux pas la laisser avoir froid, ce ne serait pas très gentilhomme de ma part. D’un autre côté… suis-je bien un gentilhomme ? Non. Mouahaha.

*Ça fait un peu gamin attardé de bloquer sur une paire de nichons quand-même…*

Ah oui, vu comme ça, je suis forcé d’admettre que je n’ai pas tort. Il serait bien mieux de lui tenir chaud que de la laisser froide. Mon nouveau manteau me semble bien réchauffé par mes exercices d’abordage de machine et de plumage d’ange, il fera mieux l’affaire que le sien. Je l’ôte et l’étend sur elle en prenant soin de garder tout son côté gauche libre de tout tissu.

« Mieux ? »

Bon, maintenant on se retrousse les manches et au boulot. Déjà trouver ses instruments. Elle a dit une pince, dans la trousse. Trousse. Voilà. Oooh, mais c’est des outils que je connais ça. Scie, tenaille, pince… Manque marteau, burin et tournevis, dommage. Je me demande à quoi sert la scie. Heu… non, oublions ça.
Des morceaux de tissus qui ont l’air propre, ça ça va servir à éponger. Bien. Heu…

« Je nettoie avec quoi ? De l’eau ? De l’urine de vache bouillie ? Je te préviens, va falloir être très convaincante pour que je lèche. »

Il ne me manque que ça. J’ai même trouvé un bol qui fera bien l’affaire pour contenir quoi que ce soit qui devra me servir à nettoyer. J’ai une pince. Un truc qui a l’air de servir à écarter… sans commentaire. Et pas mal de trucs franchement coupants dont j’espère ne pas me servir, vraiment. Ne pas oublier : la fiole de résurrection.

Tiens, c’est quoi ça ? Un bâton d’une vingtaine de centimètre de long, pour à peu près deux de diamètre. Je vois pas à quoi ça peut servir. Il y a des marques de dents dessus… Oh. Ooooh. On va peut-être en avoir besoin aussi, finalement.

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 Message  Posté le: Jeu 19 Déc 2013, 23:07    Sujet du message: [Tarte aux poireaux] Voyage (retour) en eaux troubles Répondre en citant

Si Vaya n'avait pas aussi mal et ne s'affaiblissait pas, il était quasiment certain qu'elle l'aurait gifler. Il attendait quoi? Qu'elle perde plus de sang que nécessaire ? Le déluge ? Encore qu'ils étaient sur un bateau donc peu importe. Trop faible pour voir qu'il rêvassait. Les secondes lui semblaient d'une langueur insupportable. Tout était délité. Dont sa chair. Il lui posa un manteau et... Non, elle avait toujours aussi froid. C'est que ca ne devait pas être lié à la température.

« Mieux ? »

Elle grommela une vague réponse incompréhensible, dans un murmure quasiment inaudible (notez comme cette phrase ne sert à rien et qu'un simple "hmpfgrr" aurait suffi).

Elle essaya malgré tout de se détendre. Il aurait encore besoin d'elle. Il lui fallait rester éveillée et cesser de trembler. Mais c'était plus fort qu'elle, ses membres refusaient de lui obéir. Et ça, ca la mettait tout autant en rogne. Trahie par son corps, si ce n'était pas un comble.

« Je nettoie avec quoi ? De l’eau ? De l’urine de vache bouillie ? Je te préviens, va falloir être très convaincante pour que je lèche. »
"de l'alcool. ça nettoie. Et si je pouvais en boire aussi, ça m'aiderait surement."

Elle voulut lever le bras pour indiquer l'étagère à proximité où s'alignaient les flasques, mais n'en fit rien, une crampe douloureuse la saisissant au flanc. "la plus ambrée devrait faire l'affaire."

Elle vit qu'il avait trouvé le serre-dent. Elle tenta un sourire. Oui, ça aussi elle en aurait besoin, au moins pour ne pas alerter tout le navire avec ses cris...

"allez, commençons. Avec la pince recourbée la plus fine, il faut retirer la balle, en évitant d'en perdre des morceaux. Tu vas avoir besoin des tissus pour éponger la plaie si tu veux y voir quelque chose, et éventuellement de l'écarteur."

Elle relâcha la pression et reposa complètement sa tête contre la planche, fixant le plafond sans vraiment le voir et se laissant au bon soin du videur.

"si tu me sors de là, tu seras quitte pour une de tes dettes..."

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 Message  Posté le: Sam 25 Jan 2014, 22:35    Sujet du message: [Tarte aux poireaux] Voyage (retour) en eaux troubles Répondre en citant

« Si tu me sors de là, tu seras quitte pour une de tes dettes… »

Bah tiens, si elle croit que je n’y avais pas déjà pensé. Elle n’imagine tout de même pas que je l’aiderai si je ne lui devais pas déjà deux vies ? Non parce que… Moui… Bon, après c’est vrai qu’elle est jolie. Et assez sympathique… Dans son genre. Bon, d’accord, je le ferai, mais pas gratuitement. D’ailleurs, justement, je ne le fais pas gratuitement puisque ça lui coûte une vie.

« Tu m’ôtes les mots de la bouche. »

Suivant sa demande, je commence par déboucher la bouteille de –snif, snif– mauvais rhum vieux. Trop alcoolisé pour être bon, mais pour ce qu’on veut faire, c’est plutôt parfait. Avec une certaine délicatesse, je lui soulève la tête et la fais boire. Comme si je donnais à boire à une enfant. Même si saouler une enfant à moitié nue pour lui enfoncer ensuite des trucs dans la chair pourrait très mal passer en société. Je fais attention à ce qu’elle ne s’étouffe pas et compte les gorgées. Encore une et je pense que ça fera l’affaire. Stop ! Mieux vaux y revenir plus tard que de me l’abrutir complètement tout de suite.
Je verse la moitié de ce qui reste de la bouteille dans le bol et y trempe un linge blanc. Les vapeurs sont fortes, heureusement que j’y suis habitué, c’est que ce n’est vraiment pas le moment de tourner de l’œil. Bon, comme elle a dit, commençons. Nous allons vite voir si je sais me débrouiller avec ses jouets. Mais avant…

« Tiens, mord. »

Huhu, j’aime la tournure que ça prend.

« Bon, maintenant, à 3 ça va piquer. »

J’applique le linge détrempé d’alcool sur la plaie et la regarde se tendre et planter les dents dans son bout de bois.

« 3… »

Lorsqu’elle s’immobilise, j’effectue des petits mouvements pour dégager la saleté et les fibres de coton qui sont parvenues à se coller au sang semi-coagulé. Ce n’est pas très beau, mais à mesure que l’alcool dilue les aggloméras bruns-rouge, j’ai un meilleur aperçu de la plaie que je suis sensé traiter. C’est à ce moment que je me rend compte que j’ai une boule dans la gorge. J’ai beau essayer de trouver ça amusant, j’ai tout de même une personne vivante entre les mains. Une personne auquel je tiens, même si ça m’arrache la gueule narrative de l’admettre. Et si je me plante ? Et si elle tombe dans les vapes et ne se réveille pas ?

Non. Non, surtout ne pas penser à ça. C’est totalement inutile de me lancer là dedans. J’inspire profondément. Il faut que j’oublie ça. Je me saisi de la pince recourbée. Que j’oublie qu’elle n’est pas un objet. Voilà, elle est un objet. Un objet précieux. Un objet qui a des sentiments. Un objet auquel je tiens. Ma chaise.
C’est exactement pareil que la fois où j’ai du retirer à la pince les éclats de plomb de ma fidèle chaise. La matière est un peu différente, l’outil un peu plus fin et précis, mais c’est la même idée. Alors je vais imaginer, le temps de l’opération, que cette jolie rouquine est ma chaise. Ma fidèle compagne dont je sais prendre soin et que je manipule sans hésitation aucune. Je soulève son bras et l’écarte de son corps à angle droit pour me laisser le champ libre tout en rapprochant du pied un support quelconque pour le poser dessus. Je la rassure avec une tendresse et une confiance développée par des années de complicité entre elle et moi, ma protectrice et supportrice de toujours.

« Essaye de ne pas trop bouger ma belle. Je sais ce que je fais. »

J’approche la pince de la chair de ma chaire et attrape un premier morceau de plomb qui dépasse. Je le retire dans le sens inverse de son entrée, sans ralentir ni forcer. Ma main est sûre, j’ai déjà fais ce genre de réparation. Le morceau suivant vient aussi vite. Puis un autre. Avant que les choses ne se compliquent. Le premier un peu trop profond m’échappe. La pince glisse sans aucune prise. Je me saisi d’une chute de tissu blanche et sèche afin d’éponger le liquide gluant qui suinte de la matière. Ce matériaux est plus tendre et élastique que du bois vert, il va falloir que je me serve de l’écarteur pour dégager l’éclat. Alors que j’introduis l’étrange pince inversé dans la plaie, je suis sourd au gémissement et supplications de ma chaise. Je sais bien qu’elle ne parle pas vraiment et je ne dois pas me laisser déconcentrer par mon imagination. Je commente tout de même mes actions d’un ton rassurant.

« Là, je l’ai presque. C’est bon, je l’enlève… »

Ce manège dure un petit moment. À chaque fois que je retire un éclat, un "plink" retentit dans la pièce lorsque je laisse tomber celui-ci dans le bol d’alcool. Une dizaine de "plink" a déjà marqué ma progression lorsque j’inspecte mon travail et n’y voit plus rien. Pourtant, un coup d’œil au bol me laisse l’impression que la totalité des morceaux présents ne formeraient pas un plomb entier. C’est anormal, à moins qu’une partie n’ai tout simplement ricoché. Je suis du regard le trajet du tir. L’angle est très rasant par rapport à la surface. C’est une chance qu’il n’ai pas été orienté vers l’intérieur. On peut aussi se dire que c’est une malchance que le tir ai touché, à la b… Ah, trouvé. Zut. Il y a un renflement de peau, à une phalange de pouce du point d’entrée. En fait, la balle a faillit ressortir mais s’est arrêtée avant. C’est embêtant, je ne vois pas comment je vais aller chercher ça…

« Bon, je vais être obligé de faire une entaille. Pour retirer le dernier, je crois. »

Je me parle à moi même autant qu’à ma chaise. Je sais que cela nous rassure tous les deux. Et cela entretient les liens entre un homme et son meuble préféré. Alors sans plus d’hésitation je saisi une de ces petites lames que je redoutais d’avoir à utiliser. Ce n’est rien qu’une petite entaille. Elle ne se verra même pas. La lame frotte sur quelque chose de dur à peine entrée dans la peau, le plomb sort presque de lui-même et je l’attrape avec la pince. J’inspecte ma collection, puis nettoie une nouvelle fois mon chef-d’œuvre. Oui, je crois bien que cette fois, tout est là. Il faudra qu’un véritable médecin suive l’évolution de la blessure par sécurité. Mais je pense que Vaya n’aura aucun mal à avoir le suivi d’un médecin compétent.

*Vaya ?*

Je cligne des yeux, comme si je sortait d’un drôle de rêve. Ah… oui. C’est vrai que c’est elle. J’avais oublié. Ce n’était pas vraiment ma chaise. C’est pour cela que ce liquide rouge et la texture élastique de la peau rosée me paraissaient étrange. Tout s’explique ! En revanche, elle ne parle pas beaucoup. Et pour cause, je crois bien qu’elle a tourné de l’œil à un moment de l’opération. Aucune idée de quand ça a pu être.
Mes yeux se posent à nouveau sur la plaie. C’est vrai qu’elle a meilleure mine, qu’elle est propre et qu’elle saigne moins. Cependant, ce n’est pas fini. Elle m’avait dit de la réveiller pour la suite.

J’ouvre la fiole. Porcu mundu ! Que ce truc fouette !
Le problème c’est qu’à part une froncement perceptible des narines, l’odeur ne réveille pas la belle au bois dormant. Mierda…

« Et maintenant ? Qu’est-ce qu’il faut que je fasse ? Tu m’expliques ? Je sais qu’à un moment des travaux de coutures sont attendu, mais quand ? Maintenant ? Et si j’oublie quelque chose, hein ? »

Je lui tapote la joue. Mais rien. Je lui met une claque qui lui laisse une jolie trace rouge. Mais rien non plus. « Si je perds connaissance, ne panique pas... » Tu parles. Bien sûr ! Pas de raison de paniquer, non ! Il y a une femme qui est toujours en train de se vider doucement de son sang devant moi et elle me demande de ne pas paniquer !

Aux grands mots les grands remèdes. Je vais faire quelque chose d’interdit, de tabou, d’abominable. Un geste dont l’histoire de mon peuple se souvient encore comme de celui qui déclencha la plus sauvage vendetta de l’histoire de La Curniatina. Une manière d’être réveillé absolument impardonnable pour qui la perpètre. Mais je préfère encore essuyer sa colère plutôt qu’elle ne se réveille jamais. Je suis habitué de toutes façons.

« Madonna me pardonne… »

Je lui pince alors les tétons très fort.

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Vaya
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 Message  Posté le: Mar 25 Fév 2014, 22:42    Sujet du message: [Tarte aux poireaux] Voyage (retour) en eaux troubles Répondre en citant

« Tu m’ôtes les mots de la bouche. »

Vaya en sourit, mais cela se transforma vite en grimace douloureuse. Une douleur lancinante qui montait par vague et pulsation régulière. Pas bon signe. Elle accepta docilement le vieil alcool et faillit hurler lorsque le feu liquide embrasa sa gorge. Elle toussa un peu mais se détendit rapidement. Elle se mit un instant à la place des personnes qu'elle avait entre ses mains expertes, divaguant légèrement. Elle espérait que celles de Lachaise ne soient pas trop maladroites.

« Tiens, mord. »

La rouquine ne se fit pas prier. Elle saisit le morceau de bois aux multiples marques de dents.

« Bon, maintenant, à 3 ça va piquer. »

Elle se concentre et s'apprête à serrer les mâchoires...

« 3… »

Putain, le salaud !

"AÏiiiiiiiiiiiiiiiiiiiieuuuuuuuuuuh!!!!!"

Ca pique, il n'y a pas à dire. Ca pique sérieux ! Comme des millions de petits morceaux de verre qui se ficheraient en permanence dans la chair à nue. Arquée sur la table, elle reprend ses esprits et résiste. Se force à inspirer, expirer. Résister aux petites chandelles qui valsent devant ses yeux. Regarder ce que le grand brun s'apprête à faire. Elle est plus qualifiée que lui dans ce domaine, et si elle perd connaissance, elle sait qu'elle ne pourra en rien l'aider. En tout cas, dans sa surprise, elle a lâché le bâton, et pas moyen de le récupérer pour l'instant. Ok, encore une inspire, et une expire, merde... un peu trop saccadées.

« Essaye de ne pas trop bouger ma belle. Je sais ce que je fais. »

Alors ça, c'est pour le moins inattendu. Vaya en oublie presque durant un dixième de seconde qu'elle pisse le sang, et le regarde avec des yeux étonnés... voir paniqués. Il perd pied. Il doit être en plein délire, ça lui ressemble pas de lui parler comme ça... Et ce regard, oui, c'est peut-être encore plus flippant. Cette tendresse dans la voix, mais il parle à qui bordel ? Elle a envie de se débattre, de le faire réagir, mais elle est trop faible et ne peut résister quand il lui saisit le bras pour s'installer et commencer la besogne sur son flanc.

Du peu qu'elle aperçoit en baissant les yeux sur son corps, il a l'air de faire du travail propre. Du coup, et malgré son effroi, elle s'abstient de tout commentaire. Il a l'air tellement concentré. Elle ne l'en aurait jamais cru capable et franchement, elle préfère éviter de saper son travail pour une fois. Elle pensera à réviser son jugement sur les gens, parfois un peu sévère à l'occasion également. Par contre, là, ça fait un mal de chien, et les petits papillons qui dansent l'entrainent dans leur sillage. Elle ne peut résister à leur envol quand elle entend :

« Bon, je vais être obligé de faire une entaille... »

La fin de la phrase, elle ne l'aura pas. Car son esprit a préféré se faire la malle. Qu'il est doux de ne rien entendre, de ne rien sentir, de voguer sur des flots calmes et silencieux. C'est donc ça la lumière ? Non je déconne... black out, trou noir, rien, nada... Vaya a perdu connaissance, et c'est encore ce qui pouvait lui arriver de mieux. Ou Pas. Une douleur aigue lui vrille soudain les seins, pour remonter le long de ses nerfs et de son dos à la vitesse de la lumière jusqu'à son cerveau. Un ensemble désordonné d'informations circulent à vive allure dans son corps et provoque l'effet escompté.

"...ARRrrrrrrrrh!!! "

Vaya ouvre les yeux, et cherchant à se redresser, se laissera lourdement retombée à plat dos dans son effort avorté par sa douleur au flanc... Par contre, elle plaque un bras sur sa poitrine, dans un geste réflexe protecteur et ne peut retenir une larme amère aux coins des yeux. Elle a un peu de mal à remettre de l'ordre dans ses idées, comprendre ce qu'il sait passer mais quand elle saisit enfin, elle a un hoquet de souffrance.

"Je te déteste...."

Elle lui balancerait bien tous les noms d'oiseau qui lui traversent l'esprit, elle lui broierait bien les os si elle en avait eu la force, mais la scientifique en elle essaie de se résonner, lui faisant voir qu'il a mine de rien réussi à la réveiller, d'une manière peu conventionnelle certes... elle pousse un soupir.

"C'est bon? C'est propre ? "

A son hochement de tête, elle enchaîne...

"Il y a une aiguille courbe dans la seconde poche de la besace, et du fil... Prends le plus fin, rapproche les bords de la plaie entre le pouce et l'index, et pique dans le bourrelet que ça fera. Il faut que les points soient assez souples, tout en étant rapprochés. Ensuite tu fais un nœud, tu coupes, et surtout tu me redonnes à boire, et tu me couvres."

Vaya reposa la tête et ferma les yeux un instant, essayant de se relaxer, mais les rouvrit aussitôt, craignant la réaction de son acolyte de comptoir. Elle se sentait particulièrement à découvert là, maintenant, et elle n'appréciait pas du tout d'être si vulnérable. Elle en tourna la tête pour regarder le mur, gênée, et grommeler doucement :

"pas sur que ce traitement t'aide à régler ta dette finalement..."

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 Message  Posté le: Mer 12 Mar 2014, 19:25    Sujet du message: [Tarte aux poireaux] Voyage (retour) en eaux troubles Répondre en citant

Le traitement a marché ! Joie, bonheur et soulagement !

« Je te déteste… »

Ah mince, effet secondaire.

Prévisible en plus. Je me sens tout intimidé tout à coup, elle ne m’avais jamais paru aussi hostile et amère. Et pourtant, elle m’en a déjà fait voir des vertes et des pas mûres. En plus je culpabilise un peu : je l’ai réveillée en sursaut. C’est mal. Vraiment. C’était nécessaire, mais ça ne manque pas d’interpeller ma conscience sur le fait que je viens de transgresser un tabou terrible de mon pays. Je suis un monstre. Un mostru !

Du coup, comme un gamin pris en faute, je me contente d’acquiescer et de suivre ses instructions. D’abord la couvrir, ce n’est pas dur j’ai juste retroussé un peu le manteau pour la… stimuler. Je rassemble l’aiguille et le fil. Je lui donne à boire, doucement, pas trop. Et je m’attaque à ces points. Une maille à l’endroit, une maille à l’envers… Ah non c’est pas ça.
Très franchement, la couture ce n’est vraiment pas ma spécialité. J’en ai déjà fait à l’occasion, lorsque mon père me refilait un fauteuil percé ou un coussin à refaire. Mais ça date et j’ai jamais été un virtuose du genre. Heureusement, une fois débarrassée des morceaux de projectile qui la gardait ouverte, sa plaie a bien meilleure aspect et commence déjà à coaguler par endroit. Je me dis que si je ne fais pas de connerie ça devrait aller, juste quelques nœuds pour maintenir les endroits un peu trop déchirés. C’est une sorte de cuir auto-réparant quoi, du moment qu’on le maintient bien en place il se recolle tout seul. N’empêche que c’était nettement plus simple quand je pensais qu’elle était ma chaise.

Bon aller. « Pic ! », « Aïe ! », « Serre pas autant, salaud ! ». Et on recommence…

« Déteste moi autant que tu veux, au moins tu es en vie et c’est ça qui m’importe. La prochaine fois si tu veux un meilleur traitement fais moi plutôt un cours à l’avance. Ou bien demande à quelqu’un d’autre, je suis sûr que ton copain le vampire serait parfait pour faire ça à ma place. »

Je sais, je ne suis pas particulièrement aimable. Ni agréable. Mais je n’y peux rien, j’ai cru un moment qu’elle allait mourir entre mes doigts et ça m’a un peu contrarié. C’était peut-être de l’inquiétude exagérée mais qu’est-ce que j’y peux ? Je ne suis pas médecin moi. Je profite du fait qu’elle garde les dents serrées pendant que je fais ce que j’espère être le dernier point pour ruminer mon exaspération. Le résultat de mon travail est une courte ligne déchiquetée couleur rouge-marron entourée de bleu-vert et piquetée de quelques nœuds blancs. Ça pourrait être pire, au moins ça ne saigne plus. Et puis je pourrai toujours lui égaliser la coupe si jamais ça pose problème. Et j’ai ruminé. Je soupire un grand coup et décide de lui parler avec plus de douceur et de sincérité pendant que je range rapidement les outils et me lave les mains avec l’alcool et un torchon.

« Écoutes… Ta fiole de réveil n’a pas marché. J’ai eu peur que tu ne te réveilles pas et j’ai improvisé. Promis, ce n’est pas vraiment dans mes habitudes de traiter la poitrine d’une jolie femme comme ça. Je ne prend pas particulièrement plaisir à te faire souffrir et je ne voulais vraiment pas voir mourir une personne que j’aime… bien. »

Ahem, on va arrêter là le quart-d’heure sentimental avant que je ne dise quelque chose que je vais regretter. En plus, pour être vraiment honnête, j’ai peut-être un peu, juste un tout petit peu, aimé lui rendre la pareille de la fois où elle s’est amusée à me faire du rentre dedans tout en s’appuyant bien sur les parties qui faisaient mal. Mais je ne pense pas qu’il soit besoin de remuer encore un peu le plomb dans la plaie en disant qu’on égalise les scores de ce côté là aussi.
Je pose une main sur son front pour y dégager les mèches qui lui collent au visage avec la sueur et la regarde dans les yeux.

« J’ai fini. Tu veux que je te laisse tranquille ou que je reste au cas où tu ais besoin de quelque chose ? Il faudra aussi s’occuper des autres quand tu pourras te lever. »

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 Message  Posté le: Sam 22 Mar 2014, 11:31    Sujet du message: [Tarte aux poireaux] Voyage (retour) en eaux troubles Répondre en citant

Vaya ravale amèrement sa fierté et entreprend de regarder le travail de son apprenti provisoire. Autant superviser jusqu'au bout. C'est que ce morceau de chair qu'il recoud, c'est tout de même un morceau de chair important ! Il lui appartient ! Bref, grinçant parfois des dents, ne retenant pas quelques injonctions désagréables, elle observe les quelques points qui prennent forme sous les doigts agiles du videur-pirate-docteur. Il hésite par endroit, rapproche le bord, relache sa prise, pique et reprend. Ca avance bien, ça fait mal, mais ça avance bien. Finalement, les points sont assez douloureux. Elle se boirait bien une lampée de rhum, mais il n'est pas à porter de main, et elle n'a pas envie de le déconcentrer. Elle attendra.

« Déteste moi autant que tu veux, au moins tu es en vie et c’est ça qui m’importe. La prochaine fois si tu veux un meilleur traitement fais moi plutôt un cours à l’avance. Ou bien demande à quelqu’un d’autre, je suis sûr que ton copain le vampire serait parfait pour faire ça à ma place. »

Vaya quitte la plaie refermée des yeux, et darde son regard chocolat sur lui. Elle prend le temps de le détailler et de l'observer pendant qu'il finit le travail. Ses traits sont tirés, et il lui apparait épuisé. Il doit l'être. Elle lui a mis la pression mine de rien. Elle a oublié que c'était sa première réparation improvisée. Mais elle lui avait demandé à lui, si ce n'était pas une marque de confiance elle ne s'y connaissait pas ! Il devrait savoir qu'elle ne demande que rarement de l'aide. Si elle ne l'avait pas estimé un minimum capable de ça... Oui elle en serait morte, ou pas dans le meilleur état. Son malaise à elle, du à son réveil désagréable, commença à se dissiper en prenant conscience de son malaise à lui. Elle allait rétorquer quelque chose quand il l'a prit de court :

« Écoutes… Ta fiole de réveil n’a pas marché. J’ai eu peur que tu ne te réveilles pas et j’ai improvisé. Promis, ce n’est pas vraiment dans mes habitudes de traiter la poitrine d’une jolie femme comme ça. Je ne prend pas particulièrement plaisir à te faire souffrir et je ne voulais vraiment pas voir mourir une personne que j’aime… bien. »

Oula, Vaya se rend compte qu'elle a vraiment du lui faire peur. Pour le coup, il lui a cloué le bec, et elle se contente d'écarquiller les yeux. Elle ravale sa répartie et se contente de l'écouter. Quand elle voulait, elle était capable d'attention et d'empathie. Et là, elle voyait que ce n'était pas le moment de l'interrompre. Il en avait gros sur le cœur. Merde, elle avait vraiment failli mourir ? La tête dans la douleur, elle n'avait peut-être pas forcément évalué correctement les besoins nécessaires au soin... Bref, cela n'avait plus d'importance maintenant.
Docile.... encore un peu en tout cas... elle laisse sa main s'égarer sur son visage, et ne peut esquiver quand il se penche pour la regarder droit dans les yeux. L'espace d'un instant, elle panique un peu. Qu'est-ce qu'il va faire ? Quand il reprend la parole, elle souffle de soulagement. Trop d'émotion d'un coup. Elle n'est pas franchement à l'aise avec ça, enfin pas quand ce n'est pas elle qui mène la danse, en total contrôle d'elle-même...

« J’ai fini. Tu veux que je te laisse tranquille ou que je reste au cas où tu ais besoin de quelque chose ? Il faudra aussi s’occuper des autres quand tu pourras te lever. »

Vaya se tient à son bras pour s'aider à se relever et s'assoir. Elle se sent alors basculer en arrière, la tête lui tournant, mais il la retient.

"Tu as fait du bon boulot. Je te remercie. Sincèrement."

Toujours appuyée contre lui, elle attend quelques secondes, histoire que les petites lueurs noires qui dansent devant ses yeux s'estompent, avant de pouvoir enfin trouver son équilibre toute seule.

"Il faudrait que je mange un morceau, un peu de rhum ou tout autre alcool - moins infect que celui là quand même-, et ça ira mieux. Je pourrais me faire mon bandage et m'occuper des autres blessés juste dans la foulée."


Après tout, elle n'avait pas l'habitude de se plaindre et surtout pas de montrer de la faiblesse, pas devant des hommes, et pire, des pirates. Alors oui, elle était encore à moitié dans les vapes, mais les autres avaient aussi eu leur lot, et il était hors de question qu'elle s'apitoie sur elle-même. Pas de convalescence. Et hop, au travail. Enfin, dès que Lachaise lui aurait ramené un petit quelque chose à grignoter de la coquerie....

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 Message  Posté le: Mar 16 Sep 2014, 03:12    Sujet du message: [Tarte aux poireaux] Voyage (retour) en eaux troubles Répondre en citant

Après coup je me sens un peu vide. La sensation d’en avoir trop dit et surtout d’avoir fait du sentimentalisme inutile. Comme elle l’a dit : j’ai fait du bon boulot. Comme elle me l’a demandé.
Au final, cela ne devait pas être si grave, je ne suis pas franchement ce qui s’appelle un professionnel de la chirurgie, j’ai du me faire une montagne de pas grand-chose. Oui, voilà, je me suis fait peur tout seul, c’est tout. J’ai juste eu peur parce que je me suis auto-persuadé qu’elle allait me claquer entre les mains. Quel naïf j’ai fait…

Voilà, c’est ça. C’est sous cet égide pas du tout de mauvaise foi. Non, pas du tout, pourquoi est-ce que j’envisage même que ça en soit, hein ? Donc c’est sous cet égide que je range les sentiments qui ont pu transparaître un instant plus tôt. Je ne peux pas me permettre une nouvelle femme dans ma vie, j’ai déjà une chaise, un chaton, un rêve et une Patronne à entretenir. Minimum.
Du coup, évidemment, je suis totalement insensible à la manière dont elle se raccroche à moi, le temps de se recomposer le masque de Sorcière que je lui connais bien. La fragilité qu’elle laisse si rarement apparaître me laisse, bien sûr, totalement froid. Je n’ai, naturellement, aucune envie de rester avec elle, de lui dire qu’elle n’est pas obligée de toujours avoir l’air plus forte que tout le monde pour se faire respecter, de lui dire que j’aime aussi beaucoup les côtés de sa personnalité qui n’essaient pas de me grimper dessus quand je suis encore à moitié ouvert sur sa table de chirurgie. Non, nenni de tout cela.

Je m’en persuade tellement bien sur l’instant que je laisse filer le moment et l’aide même à se recomposer son attitude de dure en lui donnant le change :

« Je t’amène ça. Et je vais dire aux autres de se ranger par ordre des plus morts aux plus corrects avant de les faire entrer quand tu seras prête. »

Je lui pose une main fraternelle sur l’épaule opposée à sa blessure. Juste une légère pression type « C’est bon mon gars, ça va aller, tu peux le faire. » avant de me diriger vers la porte en baillant aux corneilles. Je titube un instant avant d’ouvrir en grommelant pour conclure :

« Après j’irais dormir jusqu’à ce que La Curniatina soit-en vue. Je serais pas loin… »

Il va sans dire que ce programme fut scrupuleusement respecté.

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 Message  Posté le: Aujourd’hui à 07:48    Sujet du message: [Tarte aux poireaux] Voyage (retour) en eaux troubles

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