Chapitre 2: Vieille rancune

 
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Rouge
Moussaillons


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 Message  Posté le: Mar 16 Sep 2014, 01:44    Sujet du message: Chapitre 2: Vieille rancune Répondre en citant

Mes paupières sont lourdes. Je n'ai jamais réussit à me débarrassé de cette fatigue constante. L'enfermement, la solitude. J'ouvre une fenêtre. L'air est frais. Humide. Logique, à coté d'un marais. Il y a une forte odeur de cendre dans la pièce. Pour une fois ce n'est pas à cause de mon cendrier plein. J'apostrophe un civet à demi dévoré dans mon assiette. Il ne comprend rien. C'est normal, il est mort. Je crois bien qu'hier soir j'ai atteint des niveaux de dépression de la page blanche que j'en ai flambé mes écrits. Au sens propre comme au figuré. Voilà. C'est de là que viens l'odeur de cendre. Je me souviens maintenant. Mais du coup il va falloir recommencer. Ce n'est pas une grande perte, je n'ai que ça à faire ici. C'est aussi mon choix. Et puis il suffit de raccourcir les détails inintéressant.

Chapitre 2:
- - -
Vieille rancune


Putain fais chaud !

Le langage fleurit de cette douce jeune fille résultait d'une réflexion simple : L'été, c'est nul.
L'avantage quand on est lycanthrope, c'est qu'on vit ET le jour ET la nuit donc fais plus de choses et on apprend rapidement à maximiser ses temps de sommeils. Même si Rouge préfère sincèrement ces instants de farniente sous sa forme bestiale. Pour la douce fourrure pour lui tenir chaud et le cuir rugueux qui ignore l’inconfort du sol. Le plaisir est vrai pour l'entre saison, après et avant l'hiver. Arrivé dans les extrêmes, le loup halète ou tremble et la femme se plaint ou claque des dents. Cette fois ci, elle se plaignait beaucoup. La paillasse de cette maudite bâtisse sent le renfermé et il est grand temps de la changer. Mais avant d'expliqué tout ses problèmes d'approvisionnement en literie autrement qu'à cause de sa paresse, immense au demeurant, il faut peut être raconté comment elle s'est retrouvé dans une maison de chasseur en pleine forêt Kallistéenne.

Le jour où elle a débarqué, bon gré mal gré, elle prit la direction de la forêt pour repéré les lieux. Passer ses premiers jours en ville ne la tentait pas. Même si elle était assez agile pour s'amuser des passants, faire peur aux chats et exploré par l'odorat, ses nuits n'auraient pas répondus à ses premières nécessité. A savoir manger. On pense toujours que les monstres sont des ventres sur patte. En ce qui la concerne, c'est assez vrai. Peut importe la sauce. Dans la fable du Héron, elle aurait manger la carpe le brochet la tanche le limaçon, et même la fille et tout ses amants quel que soit leurs extraction dans la suite de ce conte.
Ce soir là donc elle marcha une petite heure pour rejoindre la forêt d'à coté. Puis se mit en tenue d’Eve, mettant ses vêtements de coté en se baladant nue entre les arbres, attendant avec impatience les premières sensations de la lune. Une fois la position à quatre patte atteinte, elle eut un joyeux hurlement de plaisir de fouler de nouveau la terre ferme, d'avoir enfin quitté ce rafiot et ses odeurs et enfin retrouvé la forêt. Elle partit assez loin dans les profondeurs de la forêt, grimpant une pente douce. Au moment de retourné sur ses pas elle aperçut une maison dans les bois. Rouge l’apprécia d’emblée. Elle en fera sa tanière. Elle inspecta le voisinage, reconnu qu'elle serait peinarde, avisa un âne dans une étable qui avait l'air assez nerveux.

Pauvre bête se disait elle. Si tu savait seulement mettre le sabot sur ce qui t'épie dans le noir, tu ruerais des quatre fer.

Mais Rouge voulais rester discrète. A pas de loup, elle s'introduisit dans la cabane et compris ce qui l'avais attirée ici. L'odeur de sang. Une grande cabane de chasseur. Avec des trophées et tout un matériel de tannerie, de pièges et tout le touintouin d'un chasseur cueilleur des temps moderne. Elle choisit quelques affaires dans un placard, non sans mettre le boxon, trouva son bonheur et ressortit avec des vêtements trop grand dans la gueule pour rejoindre son « camp »

*grognement, soupir de la truffe.* Je pourrais les abandonner, mais je ne suis pas sûr de retrouver mon Chaperon dans le commerce. Leurs style vestimentaire a l'air assez... étrange. Je ne suis pas sûr de vouloir y participer. *balancement à droite* Sans vouloir les froisser.

C'est ainsi qu'elle élus domicile dans cette maison au fond du ''jardin''. Bien entendus, celle ci est habité depuis longtemps. C'est un homme assez solidement bâtît, barbus, trappeur, père de deux filles et marié à une femme avec qui la relation est au point mort. Si Rouge sait tout cela, c'est par ce qu'elle finit par le rencontrer. L'amadouer. Le choyer avec suffisamment de conviction entre la parole et l'acte pour qu'il lui apprenne les bases de la chasse ''à l'humaine'' et surtout celle qui réclame le moins d'effort : les pièges. Finit le temps des vagabondages, Rouge se dit qu'elle pourrait rester dans le coin sans faire de vagues et en profitant de la disparition inexpliquée de beaucoup de forbans dut à leurs mode de vie pour camouflé simplement certains accrocs. Rouge fit de son mieux pour garder son secret au Chasseur. Elle savait que ce n'était qu'une question de temps avant qu'elle ne soit obligé de le tué ou que la lune prenne son tribut. Même si elle le regretta quelques temps, finalement, ce chasseur ne pouvait réellement rivalisé avec la lune, son amante de toutes les nuits.

Personne ne vint lui chercher des noises depuis. Ça faisait deux semaines qu'elle savait qu'il était mort. Donc deux semaines que la literie n'était pas changé. Rouge n'était pas habitué à une vie sédentaire. Il lui fallait réapprendre certaines habitudes. Heureusement que l'âne avait eut suffisamment à grailler en tapant dans la réserve. Elle lui enfila les paniers sur le dos et grimpa à califourchon sur le dos de la bête de somme en criant

-Aller Hue roudoudou !

Puis, après s'être décidé d'ouvrir l'étable, on retrouva la jeune fille et le canasson sur le sentier, surgir de la lisière de la forêt et se diriger vers Clavinia mâchonnant un vieux brin de paille, par ennuie.

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 Message  Posté le: Mar 16 Sep 2014, 01:44    Sujet du message: Publicité

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Coline
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 Message  Posté le: Dim 19 Oct 2014, 14:41    Sujet du message: Chapitre 2: Vieille rancune Répondre en citant

Mon sac pesait lourd, et marcher dans le sable était trop dur. Rapidement, j'abandonnais le bord de mer pour regagner la lisière de la forêt, toujours en longeant la côte. Je ne sais pas combien de temps j'ai marché, au hasard. J'avais mal aux pieds en tout cas. L'air marin était vivifiant et chassait de mes narines les odeurs pestilentielles de cadavre, et je me pris à avoir faim. Je portais une main sur mon ventre crispée et me forçais à continuer ma route. Je ne savais pas où j'allais, mais je voulais juste m'éloigner le plus possible du vaisseau fantôme. Juste mettre le plus de distance possible entre cette épave et moi. Pour fuir, pour oublier.

Soudain, mon cœur fit un bond dans ma poitrine. Et mon sang se glaça d'effroi. Une ville se dressait au loin. Magnifique... Pleine de gens. Je m'arrêtai net. Je ne pouvais pas aller là-bas. Je ne devais pas rejoindre une ville. Mais je ne voulais pas faire demi-tour non plus, là où je savais quel spectacle m'attendait. J'étais prise entre deux eaux, hésitante, sans trop savoir où aller. Je poussai un profond soupir et me pinçais le nez pour réfléchir. Mon regard se porta sur la ligne d'horizon, puis sur la mer en contrebas.

Je n'avais pas vu, mais j'étais plus haute que le niveau de la mer. J'étais proche d'une falaise maintenant. C'était escarpée, et abrupte. Je m'en approchai prudemment. Pourquoi prudemment ? Je ne sais pas. J'aurai aussi bien pu y courir et sauter. Mais j'avais envie de voir, peut-être profiter une dernière fois du paysage... Je me tenais là, cheveux claquant au vent, les doigts de pieds presque dans le vide. Mon sac était posé au sol, il m'avait glissé entre les doigts. J'inspirai tranquillement, me forçai à regarder les récifs que l'écume fouettait plus bas. La violence des éléments faisait écho à mes émotions.

Mais plus je regardai en bas, et plus je sentais un sentiment contradictoire naître en moi. Ma volonté farouche d'en finir, ici et maintenant, avant la prochaine nuit, se trouvait contrecarrée par cet élan de vie qui pulsait dans mes entrailles. Je sentais la bête remuée et hurlée. Elle résistait, elle ne voulait pas mourir. J'avais l'impression qu'elle me menaçait. Qu'elle me dévorerait de l'intérieur si elle le pouvait. Je portai une main devant mes yeux. Pour m'observer une dernière fois, et retenant un gémissement incongru. Puis je pris une longue inspiration avant le grand saut...

"Allez ma grande, ce n'est pas si difficile... Pense à ce que tu es devenue, ça devrait t'aider..."

Je profitai encore quelques instants du silence fracassant de l'eau sur la roche. Isolée dans mes propres pensées, j'en venais à me parler toute seule. Ou lui parlais-je à elle ? Qui avait élu domicile en moi comme un ténia ?

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Rouge
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 Message  Posté le: Dim 16 Nov 2014, 18:49    Sujet du message: Chapitre 2: Vieille rancune Répondre en citant

Elle revient, cahin caha, ballotté par la grâce du déhanchement de son âne, sabot après sabot, rejoignant son chez soit. Les paniers sont plein de foin et de babioles. Les négociations ont durer un peu de temps avec les marchands et paysans du marché, sur le prix des lapins contre des bottes de carottes. Déjà, le soleil déclinais derrière des nuages gris.
Rouge se laisse aller à la somnolence, elle rêve d'un lit volant qui la déplacerais aussi rapidement que sous sa forme à quatre patte. C'est ainsi que sans faire attention elle se retrouva hors du sentier, allongé dos à dos à l'âne, une jambes dans chaque panier, tandis que l'âne continuait sa route. Elle, bullant, lui, broutant.

Ils se trouvèrent sur la côte, le long d'une falaise où le vent se fait plus frais et le ressac plus fort. Rouge eut le sommeil léger lorsqu'elle entendit une phrase au sens très profond.

« HI-HAAAAAN ! »

Roudoudou s'insérant dans la mono-conversation de la jeune fille devant elle prit partie de lui brouter les cheveux. N'ayant pas entendus de quoi il retournait, de l'assertion de son âne, Rouge bondit sur ses jambes pour finir les deux pieds dans les paniers, dos à l'inconnue. Elle bondis de nouveau maladroitement pour se retrouver à terre, accusant le saut dans ses bottines. Sa capuche lui tombant sur le visage, lui cachant la vue. Elle relève la tête, apercevant subrepticement la personne à travers le pan de son chaperon qui lui barrait la moitié du paysage.

« Putain j'avais pas finit mon rêve ! »

Ce n'était pas son jour. De ce grommellement plaintif à son langage châtié comme un parterre de fleur d'une église, la jeune enfant avoua sa faiblesse. Le sommeil. Après avoir passer la nuit à jouir de ses faculté de louve, le repos et les siestes à répétition se faisait essentiellement en journée. Contrairement aux chats, elle ne dormait pas tout son saoul. Une glandeuse de jeune, comme aurait put dire les anciens du village. Bien qu'elle se montra bourrus et sans tact à son réveil en sursaut, elle se ressaisit et découvrit son chef, lui révélant l'inconnu que Roudoudou avait alpagué. La fille devant elle était perdue. Une fille qui lui ressemblait comme une sœur, bien qu'elle n'en eut jamais la dernière fois qu'elle avait vus ses parents. Mais Rouge avait depuis longtemps oublié le monde des hommes, et elle n'avait pas connus de fille de son âge dans son village. Peut être aurait-elle eut des sœurs si la vie en avait décidé autrement. Une aubaine pour le petit chaperon rouge, au vues des espièglerie qui naissaient derrière ses yeux malicieux.

« Tu est perdue ? » lui demanda-t-elle « Où sont tes parents ? »

Rouge regarda autour d'elle avec un petit sourire en coin, se figeant au fur et à mesure que son regard balayait les environs. Elle ne reconnaissait pas non plus les environs. Il allait falloir compter sur l'âne pour retrouver le chemin du retour.

*Avant la nuit. Il vaux mieux pour lui.*

Et son soupé étant presque à porté de main, ce aurait été du gâchis.

« Nous on habite pas loin. Ça te dit ? »

Rouge, de sa fine main d'enfant, montra la forêt derrière eux en faisant un geste vague. Elle farfouilla dans un panier en sommant son âne d'arrêter d'embêter la fille, et en sortie deux carottes. Elle arracha le bout de la racine avec les dents, le cracha au loin et croqua dedans. Elle tandis l'autre à la fille.

« T'en veux ? »

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Coline
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 Message  Posté le: Jeu 20 Nov 2014, 23:15    Sujet du message: Chapitre 2: Vieille rancune Répondre en citant

J'allais sauter... il ne me manquait qu'un peu d'élan, un peu de courage, pour admettre ma mort imminente. J'avais même inspiré et je retenais ma respiration, inconsciemment. Je suis même sur que je suis restée en apnée suffisamment longtemps pour virer au violet... J'allais le faire, les doigts de pied au bord du vide, quand je me sentis déséquilibrée de manière totalement indépendante de ma volonté. Mon cœur fit un tel bond qu'il me resta en travers de la gorge. *Je veux pas mourir !!!!* Le sentiment d'être bousculée me fit l'effet d'une claque. En fait, ce n'était peut-être pas tant la bête que moi qui ne voulait pas en finir... Tirée de mes pensées par.... *je me retourne prudemment, dos au vide* un âne.....

« Putain j'avais pas fini mon rêve ! »

Je m'écarte tout de même discrètement du bord, et ne relève pas le langage grossier de la jeune fille qui se dresse maintenant devant moi. Je fronce un peu le nez devant son aspect sauvageon me demandant d'où est-ce qu'elle peut bien sortir. Elle devait avoir à peu près le même âge que moi... Mais il était clair qu'elle... Mais qu'est-ce que c'était que cette terre à la fin ? Personne n'était normal ici ? un centaure, une sauvageonne sur un âne.... moi-même, je ne rentrai plus dans la catégorie que j'estimai "normale".... Je poussai un soupir, mes plans de suicide momentanément contrecarrés. Je l'observe un instant, et voyant son visage s'animer d'un sourire malicieux, je prends peur.

« Tu es perdue ? » me demanda-t-elle « Où sont tes parents ? »

Vaste question que voila.... Que répondre ? Etre honnête au risque de se faire escroquer ? Je jette un œil à mon baluchon. Mon matériel vaut tout de même quelques pièces. Mentir ? Au risque de s'emmêler les pinceaux ? Je réfléchis à ce qui me semble le plus judicieux, mais ne vois pas réellement ce que je pourrai raconter comme semi-vérité. De toute façon, elle m'avait percée à jour... Et puis, il n'y avait rien alentour, à part être perdue, que pouvais-je être d'autre ??

"Oui, je suis perdue. Tu viens d'où toi ?" J'obtiendrai peut-être un nom d'île ou de ville, une direction, une indication d'où j'avais échoué et qui m'aiderait. Et j'optai instinctivement pour le tutoiement. Elle ne me semblait de toute façon pas bien éduquée pour une jeune fille.

"Et mes parents, je ne les ai pas vu depuis que j'ai commencé mon apprentissage."

« Nous on habite pas loin. Ça te dit ? »

L'idée de m'éloigner de la ville que je devinais très loin à l'horizon était tentante. Et revenir en arrière vers le bateau fantôme me terrorisait. On m'avait toujours soutenu qu'il ne fallait pas suivre n'importe qui, qui plus est dans une forêt. Mais là, c'était un cas de force majeure non ? La forêt me semblait être un bon refuge pour m'y perdre définitivement *sans mettre fin à mes jours dans l'immédiat* et fuir une partie de mes soucis. J'aurai le temps de m'en aller avant la tombée de la nuit, et partir loin et seule dans les bois... Je ne savais pas trop qui était ce "nous" qu'elle avait employé, mais je ne tenais pas tant que ça à le savoir. Peut-être sa famille. Surement. Elle avait un âne, et avait des... carottes dans ses paniers, elle devait vivre dans une ferme. Ceci expliquait cela... Je la regardais faire, choquée par ses manières.

« T'en veux ? »

Mon ventre choisit ce moment pour se rappeler cruellement à moi. Je n'avais rien mangé depuis la veille, et j'avais des crampes à force de vomir depuis ce matin. Finalement, je ne fis pas ma fine bouche, et me saisis trop impulsivement du légume. Je bredouillais un lamentable :

"Merci".

Elle fut dévorée en quelques bouchées seulement. Et ne calma pas du tout mes maux d'estomac. Ce fut pire je crois. Je capitulais. J'avais trop faim, et je me sentais trop mal pour réellement me rendre compte de la bêtise que je m'apprêtais à dire.

"Pourquoi pas. Je te suis."

*je n'avais nul part où aller de toute manière...*
Mais ça, je n'étais pas obligée de le lui faire remarquer.

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Rouge
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 Message  Posté le: Mer 6 Mai 2015, 15:46    Sujet du message: Chapitre 2: Vieille rancune Répondre en citant

Elle avait croqué. Elle était à croquer. La caboche sous le chaperon rouge était dans des ébullitions culinaires cornélienne. Il allait sans dire qu'un ragoût de la jolie blonde face à elle allait être exquis, et peut être qu'elle rentrerait entièrement dans la grande marmite dans sa cahute. Mais la question demeurait. Devait-elle la farcir de carottes, ou la laisser manger ses carottes avant de la manger elle ? La belle enfant ne savais plus ou donner de la tête. Habituellement elle dévorait sous sa forme de prédateur sans prétendre à une amélioration du plat. Mais à présent qu'elle avait une cuisine et la curiosité aidant, le moment était propice en rentrant du marché aux expérimentations.

*
* *


J'arrête mon travail quelques instants. Je me demande ce que j'ai dans le cellier. C'est que je me suis donner l'eau à la bouche, et j'ai le souvenir d'une pauvre proie suspendue dans la cave par les pieds qui réclame d'être dévoré. Silencieusement sans doute. Plutôt à corps qu'à crie. Sans quoi elle risque de tourner. J'ouvre le cellier. Il y a des haricots verts, des patates, quelques oignons et des champignons qui me roule au sol. Une évasion ? Je m'en retourne à mon écriture, lançant quelques peaux hors de mon saladier entre deux lignes.

*
* *


Une évidence plus tard, Rouge avait prit sa décision. Pour ôter la vie à sa proie, il était plus simple d'attendre la nuit. Mais pour prépare le ragoût, il fallait profiter de ses petites mains. Adieux le ragoût de jolie jeune fille, bonjour la soupe de carotte. Son plat principale l'aidera bien à préparer la soupe, non ?

-On habite pas très loin, tu verra. Ce seras bientôt la faim du voyage. Je suis toute seule Roudoudou, je m'ennuie. Tu reviens de loin ? Il y a pas grand monde dans le coin. A part de sombres histoires de pirates dans des criques secrètes dévorant les enfants. C'était Papa qui me racontait ça pour me faire peur et m'éloigner de la côte. Bon il avait plein d'autres histoires pour faire peur la nuit, mais il faut vraiment être une froussarde pour croire à tout ces contes. On est plus des enfants, hein ?


Elle était tout sourire, tandis qu'un rire tonitruant résonnait intérieurement. Des histoires de pirates à coté de Clavinia, et des contes à dormir debout sur les créatures de la forêt cannibale… Il y avait de quoi rire. Mais ses plaisanteries ne firent peut-être pas aussi mouche qu'elle l'avait escompté.
Roudoudou se fit prier. Il ruminait apparemment depuis longtemps un plan pour voler les carottes dans les paniers, et il fit mine de faire les yeux doux à sa terrible maîtresse. Laquelle le remarqua et lui bouscula le flanc.

-Tu auras une carotte quand tu nous auras ramener à la maison, sale canasson ! Tu a déjà brouter la moitié de la prairie tout à l'heure, alors ne fait pas ton goinfre ! Et puis on aura plus rien à souper sinon.

L'âme de l'âne pleura donc son régime forcé. Les jours de diètes sans provisions allaient rester d'actualité dans l'avenir. Il savait bien que le machin au vêtement rouge ne s'occuperait que très peu de lui. Il testa alors son charme sur l'autre jeune fille. Peut être sa future nouvelle copine.

-Tiens ? On dirait qu'il te propose de grimper sur son dos. Tu grimpe ?

Utilisant l'intention de son âne, Rouge voulus mettre les choses en branles. Elle proposa de faire la courte échelle à son repas, puis grimpa elle même sur sa monture, en tailleur sur son encolure.

-Finit de lambiner, en route !


Puis elle se tourna vers sa co-cavalière et lui sourit.

-Je m'appelle Rouge! Et toi?

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Coline
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 Message  Posté le: Jeu 30 Juil 2015, 22:15    Sujet du message: Chapitre 2: Vieille rancune Répondre en citant

J'avais mal aux pieds, j'étais fatiguée, je n'avais pas envie de parler. Et pourtant, je subissais l'incessant bavardage de la brunette. Et je n'en saisissais pas la moitié à vrai dire. Je regardais le ciel s'assombrir et le crépuscule prendre doucement la place qui était la sienne. Tandis que la pénombre descendait, mon angoisse allait croissant. Je savais que le moment venu, il faudra bien faire quelque chose pour la sauver, me sauver... Manger l'âne ? Mais je le redoutais tellement que j'en avais maintenant la migraine. J'écoutais d'une oreille distraite quand elle reprit.

-On habite pas très loin, tu verra. Ce seras bientôt la faim du voyage. Je suis toute seule Roudoudou, je m'ennuie. Tu reviens de loin ? Il y a pas grand monde dans le coin. A part de sombres histoires de pirates dans des criques secrètes dévorant les enfants. C'était Papa qui me racontait ça pour me faire peur et m'éloigner de la côte. Bon il avait plein d'autres histoires pour faire peur la nuit, mais il faut vraiment être une froussarde pour croire à tout ces contes. On est plus des enfants, hein ?

Je fus rassurée de savoir qu'on approchait finalement de la destination. Je n'en pouvais plus. Et pourtant j'appréhendais de me reposer. Mais aurai-je vraiment le choix ? Je poussais un soupir à l'intention de personne en particulier. La politesse voulait que je lui réponde. Après tout, elle avait la gentillesse de m'inviter à manger, chez elle, ignorante de mon état. Si elle l'avais su, elle aurait fui, et je ne le lui aurait surement pas reproché. Et je m'en voulais de la suivre. Mais je me sentais si seule et démunie... Le petit centaure avait survécu, peut-etre que sur cette île, ils étaient plus fort que les humains normaux ? Je m'imaginais milles arguments avant de lui répondre, quelques longues secondes trop tard :

"Oui, ou non. Je me suis perdue, comme je te l'ai dit, c'est possible que j'ai tourné en rond une bonne journée. Du coup... *si l'on occulte mon voyage en mer* je ne viens pas vraiment de si loin.... *juste la plage à une demi-journée de marche...*. "

Les histoires de pirate.... les histoires d'enfants dévorés... On devrait peut-être écouter un peu plus souvent les contes finalement. Tout prenait une nouvelle dimension. (paf, on découvre la 3D!). Elle avait raison... J'avais perdu ma naïveté, mon innocence, cette nuit. J'étais devenue.... une chose innommable. Et ça me donnait la nausée. Je la voyais sourire à ses paroles, mais je n'eus point le cœur à le lui rendre. Je m'enfonçais dans mes pensées, vaguement absente du monde qui m'entourait.

-Tu auras une carotte quand tu nous auras ramener à la maison, sale canasson ! Tu a déjà brouter la moitié de la prairie tout à l'heure, alors ne fait pas ton goinfre ! Et puis on aura plus rien à souper sinon.

J'aurai pu tout aussi bien être sourde. Je ne m'intéressais pas à ce qu'il se passait, trop mortifiée par la faible luminosité, et ma fatigue grandissante. Je l'aurai complètement ignorée si l'âne ne s'en était pas mêlé. Je fis un pas de côté puis me stoppa.

-Tiens ? On dirait qu'il te propose de grimper sur son dos. Tu grimpe ?

Et bien... Moi qui n'était jamais montée sur aucun cheval de ma vie, voila qu'en moins de 48h, j'avais chevauché un centaure et un âne.... Je répondis d'un timide 'Oui', le fessier encore douloureux de ma première cavalcade. Bon, j'étais plus convenablement vêtue cette fois ci.

-Finit de lambiner, en route !

Je m'accrochais comme je pus, épouvantée par le mouvement de balancier.

-Je m'appelle Rouge! Et toi?

- Coline. Enchantée...

Rouge... Ce n'était pas un prénom ça ? Quel drôle d'idée avait eu ses parents... En même temps, étais-je vraiment mieux placée côté prénom ? Après réflexion, peut-être pas... Mais dans tout ça, je ne savais toujours pas où je me trouvai. Je pris mon courage à deux mains pour lui demander :

"Comment s'appelle la ville la plus proche d'ici ?"

Je m'accrochais à son regard comme à une bouée de sauvetage, tandis que la Lune montait tranquillement derrière les arbres...

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Rouge
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 Message  Posté le: Jeu 14 Juil 2016, 19:36    Sujet du message: Chapitre 2: Vieille rancune Répondre en citant

Le soir commençait à tomber. L'air boisé remplaçait l'odeur des fleurs des champs battus par les vents, et l'odeur iodé de la mer commençais à disparaître au profit des feuilles mortes composant la litière du bois. Le sabot assuré de Roudoudou se fit tout à coup étouffé, et la conversation se fit alors plus facilement. Le vent emportant la voix de Rouge, Coline ne put plus ignoré le long monologue à l'intention de sa compagne du soir. Heureusement, ils n'étaient plus très loin. Le chemin s'était déroulé essentiellement sous le babillage incessant de la miss au chaperon quand sa "copilote" sortit enfin de son mutisme.

"Comment s'appelle la ville la plus proche d'ici ?"

Au même instant au détour d'un sapin touffus, la cabane de trappeur se révéla à leurs yeux ébahis. Ignorant momentanément la question, Rouge se redressa et désigna théâtralement d'un large mouvement de bras la clairière entouré de pins.

"Cette villa s'appelle: "c'est ma maison!"" \o/

Fier de son petit jeux de mot et d'arrivé à destination alors qu'elle s'était totalement reposé sur son âne, elle prit le temps de flatter l'encolure de l'âne en se jurant d'être un peu moins dépendante de lui avant de répondre d'un air dégagé.

"Autrement, un peu plus loin c'est Clavinia. Même si je n'y suis pas aller très souvent."

"la ville des pirates??" fit la blonde, incrédule. Apparemment ça faisait son petit effet. Mais la remarque restait surprenante.

"Tu ne le savais pas?" s'exclama-t-elle. Mais d'où sortait-elle? Elle qui se disait qu'elle était de la région, c'était loupé. Du moins n'était-elle jamais allé à Clavinia. Elle n'avait donc pas d'accointance avec des gens de la ville. C'était une bonne chose. Si elle ne voulait pas se faire embêter par quelques habitants du cru par la disparition de tel et tel jeune et inconsciente jeune fille, mieux valait qu'on ne la recherche pas trop. Elle pourra même accusé les pirates de sa disparition, si on venait à lui demander.

"heu... non. Je me suis perdue dans la matinée."

Coline, sans la remettre en doute, semblait avoir du mal à la croire. Elle était effectivement ce qu'elle disait: perdue. Et dans tout les sens du terme. Rouge commença a avoir des doutes sur ses propres conclusions. Mais cette pensée fugitive s'envola aussitôt arrivé dans sa petite cervelle. Un peu paniqué, Coline poursuivit en bégayant.

"Mais... On peut s'en aller si on veut ? Je veux dire..." elle regarde par dessus son épaule... "retourner sur le Continent ?"

Ayant parcourus les derniers mètres, l'âne s'arrêta tout naturellement devant son box et Rouge ne prenant pas la peine de la voir déglutir lui répondit tout en sautant à bas de sa monture pour accrocher la longe du canasson à l'étable.

"Ben oui, c'est un port, y a des bateaux. -l'évidence même enfin !- Mais pas sûr que tu trouve un direct pour aller sur le continent. Enfin, si tu parle bien de "LE Continent" tu vois. Par ce qu'aux dernières nouvelles, ils sont pas super potes les pirates et eux. Enfin moi ça me va très bien. La dernière fois que j'en ai vus sur mon île natale ils... euh... réduisaient drastiquement la population je crois. Enfin c'est pour ça que je suis partis moi."


Rouge ouvrit la lourde porte en bois et s'engouffra dans la maison. *faudra que je pense à mettre une chevillette moi.* une forte odeur de venaison incrusté aux établis et des pièges à gibier suspendus dans une partie de la pièce envahirent les narines de son invité. Si des premiers abords la maison n'était pas très avenante, Coline remarqua tout de même que l'autre coté avec le lit et la cheminée était clairement plus hospitalière. Le bordel de petits objets jonchant le sol confirmait que c'était plutôt de ce coté là que se trouvait le coin à vivre. La Blondinette sembla tout de même très partagée et perdit de sa confiance en découvrant la maison.

"tu vis vraiment la dedans ?"Elle avança prudemment au centre de la pièce puis resta planté là. "C'est... étrange".
Ils faisaient quoi ses parents bon sang ?

Rouge s'était dirigée vers la cheminé et tisonait activement la cendre emmagasiné. Elle jura en faisant une moue boudeuse. Une si belle enfant avec un langage de charretier au bout de sa langue était d'une telle tristesse...

"Arh ! Dis tu voudrais pas relancer le feu pendant que je décharge les paniers?"

Après un hésitation, Coline répondit en essayant de montrer toute l'assurance qu'elle avait en la matière.

"Naturellement"

C'est à dire aucune. Elle resta là à fixé les bûches d'un air circonspect tandis que Rouge filait en direction de l'extérieur.

"Super !" ni une ni deux elle fila dehors, pila, fit un demi tour pour lancé d'un air mutin "le petit bois est dehors!" et disparue en laissant Coline plantée là.

"je t'attends alors?"

Le chaperon fit de nouveau demi tour et passat la tête subrepticement dans l'embrasure.

"Ben non, faut aller le chercher."

Puis un ahanement s'ensuivit d'un lourd objet tombant au sol suivit ses paroles. Rouge avait finit de désharnaché Roudoudou d'un de ses paniers. Elle jubilait intérieurement.
*demander à son repas de faire la cuisine. Je ne l'avais encore jamais faite celle là.*

Le temps que Coline revienne, Rouge remplit la réserve de foin pour roudoudou, le bichonna un chouille et ramena les carottes à l'intérieur. Les dernières lueurs du jour approchaient, et les elles n'étaient toujours pas épluchées....
"Bon aller on s'y met! J'aimerais bien manger avant la nuit moi !"
Elle avait parlé suffisamment fort pour que Coline l'entende. Empressé qu'elle rentre dans sa demeure pour son dernier soupé, elle mit un couteau à coté du panier à carottes et installa la grosse marmite sur le crochet de la cheminée. Coline n'avait toujours pas finit sa mission.

*Quelle dégourdie celle là! J'ai l'impression de me taper tout le boulot... C'est d'un malpolie !* Une fois finit de morigéné les absents, elle attrapa le seau et entreprit de remplir la marmite. Dehors, Coline attendait devant la porte avec son petit bois dans les bras, en proie à un dilemme dont Rouge ne comprenait guère. La laissant bullé, se fit de plus en plus énergique.

"On a tout ce qui faut pour une soupe de carotte."

Rouge remplit son seau d'eau de pluie et alla remplir la marmite, puis ressortit.

"...Mais je n'ai pas de lapin sous la main !"

Elle sentait la puissance de la lune la gonflé d'énergie.

"...ça aurait été super en ragoût ! "

Elle n'aurait clairement pas le temps de mettre ce dernier en route. Le feu n'était même pas partie.

"...mais on trouvera bien aut'chose/Rouge, tu devrais t'en aller..."

Coupé dans son élan, elle se planta avec son seau dans l'encadrement de la porte et observa son invitée.

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 Message  Posté le: Ven 15 Juil 2016, 08:55    Sujet du message: Chapitre 2: Vieille rancune Répondre en citant

J'avais été bien embêtée lorsque Rouge me demanda d'allumer le feu. Chez moi, c'était ma gouvernante qui l'allumait pour que je ne prenne pas froid. Je l'avais déjà observée faire, mais jamais je n'avais vraiment essayer. Je fus vite soulager lorsque la jeune fille m'envoya dehors. Une fois le battant poussé, je pus souffler un instant et me demander ce que j'allais bien pouvoir faire. Dans quel pétrin je m'étais encore mise, pire dans quel pétrin je l'avais mise elle !
Je cherchais le bois tout en réfléchissant aux nouvelles que j'avais apprises.... J'étais sur Kalliste, l'île des Pirates. Mais qu'est-ce que j'allais faire ? J'étais vraiment au pire endroit au monde. Clavinia, ce nom résonnait en moi comme une menace, quelque chose de lugubre, de glauque, de malsain... Bref, une ville de pirates sans foi ni loi.

Bon, mon problème premier c'était cette nuit. Comment j'allais faire pour éviter à Rouge une mort certaine? J'avais vu les pièges dans son cabanon, les effleurant d'une main pour estimer leur solidité et leur résistance. Que chassaient-ils dans cette maison ? Du petit gibier, ou des proies bien plus imposantes et dangereuses..

J'avais fini par prendre quelques morceaux de bois sous un bras, et j'avais ma main droite posée sur la poignée, prête à entrer. Je n'étais pas sur de moi, ni confiante en ma décision, mais je me devais de la prévenir. La faire fuir...
"Rouge, tu devrais t'en aller..."
Je n'avais pas une très bonne conception du temps ... Ce n'était que ma seconde métamorphose après tout. Mais j'espérais qu'il resterait du temps avant pour qu'elle puisse déguerpir

Dans la tête de Rouge, la même pensée que la blondinette tournait dans sa tête. *Il est trop tard pour t'enfuir mon petit agneau*.
Je la regardai s'approcher sur le pas de la porte , et s'arrêter avec le seau d'eau à bout de bras, tout sourire.


"Partir? Mais enfin pourquoi partir? Il fait déjà nuit !"
Oui, il faisait déjà nuit. Je l'avais remarqué tiens. Quelle maligne elle faisait... Elle avait l'air embêter de n'avoir pas eu le temps de préparer le fameux repas. Dommage pour sur, mais pas primordiale enfin. L'instant de la lune n'était pas loin. Rouge semblait presque joyeuse à l'approche de la nuit, elle irradiait. Elle lâcha le seau et retira son chaperon de sa tête en le jetant par terre. Elle me fixait un peu trop.

"Mais nous avons toute la nuit devant nous Coline."

"Non, mais... attends..."Je fis un pas en arrière, éberluée par tant d'enthousiasme.


"Tu devrais vraiment t'en aller." insistai-je

A l'inverse de Rouge qui s'approchait lentement, je me sentais envahie pour une angoisse profonde, telle une étreinte doucereuse tandis que la nuit s'épaississait. J'aurais voulu me sortir de ce marasme étouffant en courant loin dans les bois. Mais elle continuait à progresser vers moi, inexorablement.

Tout en progressant, rouge avait délassé les ficelles de sa robe et laissé glisser le tissu blanc à ses pieds pour se retrouver nue devant moi.
Là, je fus estomaquée et saisie de stupeur... Le spectacle devant moi était totalement irréel. C'était de la folie. J'étais tombée sur une dingue. Cela supplanta ma propre angoisse de l'approche de ma métamorphose, laissant ainsi le champs libre pour mon corps de reprendre les rennes sur son esprit.

Elle commença à fredonner une comptine qui m'était bien connue d'une voix suave.

"Promenons nous dans les bois"
Je ne quittais pas du regard la jeune fille... Et mon ventre se mit à gronder étrangement. D'une faim dévorante et irrépressible... Je reculai d'un second pas... Effrayée également par ses sentiments contradictoires qui se déchaînaient soudainement en moi...

"Pendant que le loup n'y est pas."
Je me mis à frémir. Je n'arrivais plus à savoir si je devais m'enfuir, tiraillée pour une envie irrépressible et nouvelle d'avancer vers ce qui devenait pour moi... une proie ? Non,non, non... ça n'allait pas ça...

"Si le loup y était, il nous man-ge-rait !"
La belle enfant était tout sourire à la fin de sa comptine, un petit gloussement sortit de sa gorge, puis se bloqua dans un spasme qui la plia en deux. De son sourire candide s'allongea des canines. La jeune fille tomba à genoux et commença à s'éloigner de son humanité à une vitesse surnaturelle. C'était rapide et violent, avec une grâce et une beauté toute particulière.

J'eus juste le temps de remarquer le changement, d'à peine comprendre ce que cela impliquait que mon propre corps me fit défaut, me jetant au sol comme la bête que je ne voulais pas devenir. La louve prenait le pouvoir, reléguant mon esprit en arrière-plan... Je... Elle...

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Elle. Un grognement sortit de la gueule de la bête... Elle observait son adversaire avec férocité, la jaugeant...

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 Message  Posté le: Dim 28 Aoû 2016, 19:53    Sujet du message: Chapitre 2: Vieille rancune Répondre en citant

C'était comme si toutes les veines de son corps s'étaient remplit de sang, prêtes à craqué, le cœur battant à tout rompre, le rugissement du sang dans les oreilles, le sentiment de puissance qui montait et débordais d'elle. C'était cette euphorie qu'elle adorait. Cette euphorie qui faisait oublier les os qui craquaient, les organes qui se modifiaient, les sens qui s'affûtaient. La transformation en loup garou était toujours la meilleurs. Celle qui la retransformait dans son enveloppe d'origine la laissait le plus souvent désemparé et lasse. Tant de faiblesse dans un petit corps humain.

Maintenant je suis enfin moi. Et il est l'heure de mangé !

Focus. Coline avait disparut. Rouge vit la fin de la transformation d'un autre loup garou en face d'elle. Le loup qu'elle était fit une tête comique, entre la surprise total et le désappointement. Les deux pattes avant planté dans le sol d'un air interdit. Elle agita la queue en l'air.

Ah flûûûûte !

La louve au pelage clair devant elle montrait les crocs à sa congénère au poil de jais. En un éclair Rouge fit éclore des traits de compréhensions sur ce que tout cela impliquait. Tout d'abord elle ne mangerait pas Coline aujourd'hui. Ensuite elle allait devoir découvrir si cette louve avait suffisamment de jugeote dans son esprit, et enfin: roudoudou allait-il pouvoir dormir peinard dans son étable ou finir en viande haché entre des crocs pointus...

Et en plus on va devoir chasser à cause de toi. C'est malin. Aller viens !

En toute logique ces grosses bestioles ne pouvaient pas communiqué de cette manière. Mais Rouge avait plusieurs tours dans son sac. Depuis le début, elle avait appris à s'accomodé de ce genre de compagnon atteint de la même bénédiction.
Le loup noir fit un demi bond dans une direction pour invité de manière joueuse l'autre loup à la suivre, puis après cette première feinte, s’éloigna de la chaumière de quelques foulés en direction du sommet de la colline puis s'assit sur son arrière train en attendant Coline. A l'odeur, et surtout par habitude, Rouge avait repéré la veille quelques tanières de lapin qui pourrait faire un bon hors d'oeuvre pour son ventre affamé encore plein de carotte cru.

Tout allait dépendre de la réaction de cette vilaine bête de poil qui lui avait volé son repas et avait trainé la patte pour allumé un feu...

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 Message  Posté le: Dim 29 Jan 2017, 21:43    Sujet du message: Chapitre 2: Vieille rancune Répondre en citant

La transformation de Coline avait été rapide, douloureuse et brutale, non voulue. Ses vêtements gisaient maintenant à terre et en lambeaux. Le réflexe de se déshabiller avant n'était clairement pas acquis. Mais actuellement, la bête avait pris le dessus et n'en avait que faire. Elle restait là, pour l'instant étrangement immobile et ne quittant pas des yeux sa congénère au pelage foncé. C'était une belle bête où brillait une certaine lueur d'intelligence.

La louve blanche fit un écart rapide sur le côté, hargneuse. Un profond grondement de gorge partait de ces entrailles pour prévenir son congénère qu'elle n'était pas d'humeur. Sauvage. Rage. Colère. Lune. Sang. Cela tournait en boucle dans sa tête privée d'humanité. Elle s'arrêta de tourner sournoisement autour de Rouge, humant avec appétit l'effluve à proximité. De la viande. Et fraîche avec ça. Et elle ne voulait surement pas la partager. Ne pas partager. Tuer. Et baigner ses dents étincelantes dans le rouge sombre de la chaire... Elle reprit son cercle autour de Rouge, la suivant plus ou moins près, cherchant une ouverture, gardant tout de même ses distances. L'autre loup ne semblait pas se méfier. Invitation ? Jeu ? La communication était pour l'instant coupé de toute logique. Domination. Soumission. La louve nouvellement métamorphosée ne connaissait que ce que son instinct voulait bien lui dicter. Le poil hérissé, la queue basse, elle s'abaissait sur pattes, méfiante.

Puis la bête bondit, essayant de mordre l'une des pattes arrière face à elle. Vive. Impulsive. Brutale.
Stupide...

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 Message  Posté le: Mer 13 Déc 2017, 16:23    Sujet du message: Chapitre 2: Vieille rancune Répondre en citant

C'était le premier loup garou que Rouge rencontrait depuis qu'elle était partis de son île.
Là bas, ces bestioles pullulaient presque plus que les humains. Les nuits étaient très longue pour les villageois. Chaque jours des buchers s'allumaient dans les villages pour brûler les loups garou, et chaque nuits de nouvelles victimes.
Rouge se demandait s'il en allait de même à Clavinia. Très étonnant, pensant-elle. Les pirates étaient bien moins désarmés qu'une bande de paysans laboureurs armés de fourches et de torches. C'était l'un des greniers du Continent.

Rouge gambadais donc, analysant du coin de l'oeil l'autre loup qui s'était transformé en même temps qu'elle. Intelligence, bête? Tout changeait selon le caractère de son homologue. Au moins n'était-il pas un mâle et ne cherchera donc pas à la monté. Parfois selon l'envie elle se laissait faire, mais ces loups là étaient terriblement ennuyeux. Ce genre d'activités était bien l'une des seules qui était plus plaisante sous forme humaine. Tant de possibilités. En tout cas, les loups conscient étaient habituellement plus calmes que Coline.
Elle lui tournait autour, toujours dans une forme de duel avec elle. Effrayé peut être. Les cercles se rapprochaient. Rouge se mit en route pour l'éloigné de la maison et esquiver un petit peu la méthode de chasse de Coline. Elle allait attaqué, cela ne faisait aucun doute. L'intention était plus visible que le soleil d'été.

Bon d'accords, mais après on va manger hein... de toute manière tu vas me suivre que tu le veuille ou non.

Elle allait devoir courir, la narguer si elle faisait mine d'abandonner et l'amener plus loin jusqu'à trouvé une proie de chasse. Difficile le loup clair faisait du raffut. Mais Rouge faisait confiance aux estomacs. C'était un langage universel.
Coline coupa son cercle derrière elle, bondit en avant en ouvrant la gueule. Le danger était là. Rouge eut une poussé d'adrénaline que son corps bestial lui prodigua.

Oh putain ma papatte ! Merde dégage !

Même si elle avait déjà vécus des expériences similaires, Rouge ne pouvait pas en mener large. Certains loups étaient plus rapide qu'elle. Ou plus fort. Mais elle était plus maligne. Rouge rua des deux fers arrières, tordant son buste pour détourné la morsure de son autre patte, puis fila comme une flèche vers le sous bois. Elle surveilla à l'oreille que le souffle la suive.

Je ne vais tout de même pas la mener vers ma zone de trappe... Ce serait vache...

Elle se dirigea vers des broussailles remplit de branche et d'un tronc écroulé. Une sorte de passage étroit permettait de gagner du temps ou de piégé son poursuivant. Elle plongea dans ce tunnel, fit volte face pour donné un coup de patte sur la truffe du loup clair bloqué dans le passage en boudin, repartit. En courant il y avait eut une piste. Quelque chose de musqué. Qui était sortit de son terrier. Un blaireau? Du sang. Vers sa zone de trappe. Par là. Faim.

Rouge surgit vers le terrier du blaireau. En voyant le loup, la bête paniqua et essaya de se dégager du piège qui lui mordait la patte avant. la lourde chaine qui le rattachait à l'arbre ne céda toujours pas.

Quel dommage mon petit. Héhéhé.

Rouge bondit de l'autre coté du blaireau, en attendant de voir surgir Coline. Qu'allait-elle faire? Essayer d'emporter le blaireau? Le mettre à mort? Chercher à l'éloigné du repas? Le loup noir de jais, curieux, attendait cette réponse.

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 Message  Posté le: Aujourd’hui à 13:56    Sujet du message: Chapitre 2: Vieille rancune

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