Une nuit agitée

 
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Ǽðřəδøņ
Taxi Kallistéen


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 Message  Posté le: Mer 31 Déc 2014, 19:19    Sujet du message: Une nuit agitée Répondre en citant

Il y a des jours plus longs que d’autres. Déjà parce qu’aux alentours du solstice, c’est effectivement le cas… Et puis des fois c’est au niveau de la densité que ça se ressent. Enfin, une fois étalé sur le moelleux de mon matelas (qui a juste la densité idéale, lui) de qualité exemplaire, tout ce poids du labeur et des interactions sociales s’enfonce diligemment dans mon lit. Pendant que je m’enfonce diligemment dans le sommeil.
Les touristes, les sorcières, la lessive résultant de diverses activités, tout cela est oublié.

J’ai fait un drôle de rêve cette nuit-là. J’étais un explorateur qui prenait un navire vertical posé en haut d’une montagne de feu. Et tout à coup, dans un grondement magistral, il était projeté vers l’azur infini, si fort et si vite qu’il finissait par percer la toile du jour pour voyager au plein cœur de la nuit, des milliers d’étoiles pour compagnie et une gigantesque boule bleue qui s’éloignait inexorablement.
C’est en regardant par la bulle de verre qui donnait sur l’immensité extérieure que je voyait enfin ma destination. Une lune pâle et arrondie. Je sentais confusément que j’avais désiré cette lune sans jamais espéré pouvoir l’atteindre. À présent elle prenait de l’ampleur à mesure que le temps passait et je me préparait à l’explorer. J’observais en plissant les yeux l’endroit où je devais arriver. Près d’une gigantesque vallée encaissée qui me semblait parcourir la moitié de la sphère, l’impact d’un objet inconnu avait laissé une grande faille visible depuis mon navire. Je devais prendre les empruntes pour savoir qui avait fait cet affront à l’astre lunaire.

C’est alors que des touristes de l’espace, aux grandes ailes lumineuses, ont pris d’assaut mon frêle esquif, l’ont secoué tant et si bien que je me suis retrouvé éjecté au dehors, dans le froid. Je me rendais alors compte que je ne portait aucun vêtement et que le froid me caressait le bas du dos. Je flottait un moment dans le vide glacé, me demandant comment je pourrais rentrer chez moi et surtout quelle heure il était et si l’apesanteur se révélerait confortable pour faire la sieste. C’est alors que je sentis une présence. Comme un regard de prédateur qui me couvait. Il me semblait que des pattes douces autant que dangereuses me caressaient furtivement sans que je ne puisse les voir…

Et là, je me suis réveillé.

Je n’ouvre pas les yeux, bien décidé à ignorer cette interruption pour retourner dare-dare à mon rêve. Il y a juste quelques petits détails qui m’en empêchent. Déjà, je n’ai pas pour habitude de me réveiller en pleine nuit comme ça. (C’est une pratique que trouve particulièrement inconvenante et je suis quelqu’un de très attaché aux conventions.) Ensuite, la petite brise qui me caresse le bas du ventre, bien que loin d’être désagréable avec la chaleur de cette saison, semble vouloir m’avertir de quelque chose. (Les petites brises sont très bavardes si on leur prête attention, je suis d’ailleurs depuis longtemps convaincu que le vent est un être féminin.) Enfin, j’ai quand même un peu le sentiment que le regard de prédateur n’est pas que dans mon rêve. (Ou alors il en est sortit, chose qui arrive assez souvent dans ces contrées urbaines.)
*Si je reste parfaitement immobile, j’imagine que je suis en sécurité, non ? Je préférerais quand même avoir mes parties sensibles sous les draps. C’est un coup à se faire mordre tout ça.*

J’écoute, je sens, je hume discrètement. Je vais peut-être risquer un œil furtif entre deux paupières, parce que là je suis à peu près sûr qu’il y a quelqu’un au dessus de mon lit qui n’y était pas avant.


La fenêtre sur le toit est ouverte à Lilibeth et Mia, le soir de l’attaque des Anges. Il fait trop chaud pour fermer de toutes façons. ;)

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 Message  Posté le: Mer 31 Déc 2014, 19:19    Sujet du message: Publicité

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Delibeth
Kro Blanc


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 Message  Posté le: Lun 6 Avr 2015, 14:52    Sujet du message: Une nuit agitée Répondre en citant

Une fois dehors, je pris une profonde inspiration tout aussi inutile que réconfortante. Pourtant, je descellais une odeur inhabituelle dans la ville. Un mélange de terre, de sang et de sueurs, peut-être même des relents de peur. Instinctivement mes pupilles s'étrécirent à nouveau et je sentis ma soif gronder au plus profond de mon être. Je secouais la tête et refoulais cette envie plus loin.
Pas maintenant.

En tendant l'oreille, je fus saisi par le calme ambiant de la ville.
Où était donc passé les chansons des soiffards ? Même les bruits habituels de la ville semblait s'être éteins. Il ne semblait plus y avoir ni joie ni vie ce soir et je prenais alors conscience de l'ampleur de l'attaque qu'on avait subi. Une vague de tristesse s'insinua en moi un instant, ce n'était plus la ville que j'avais l'habitude de arpenter la nuit. Comme un écho à ma personne, la tristesse que je ressentis laissa la place à l'inquiétude que je ressentais pour Lachaise. C'est sur cette peur que je pris ma route.

Mon pas était vif et mes sens en alerte.
Je ne savais pas dans quel état d'esprit se trouvait les habitants et je ne voulais prendre aucun risque, ce n'était pas le moment. Pourtant, je ne croisais pas un chat sur mon chemin.
Ma destination, je la connaissais.
Il s'agissait d'une chambre sous les toits dans la ville basse. Je m'étais souvent demandé pourquoi il ne restait pas dans une chambre du Cabaret sans oser poser la question ouvertement. Lachaise devait avoir ses raisons et peut-être que j'en étais une...

Je vis enfin le bâtiment qui cachait son antre à lui.
Je m’arrêtais en bas et levais les yeux en l'air.
Il n'y avait pas de lumière et tout était calme dans la rue. En observant attentivement le bâtisse, je repérai la fenêtre de la chambre de Lachaise. Elle était ouverte !
Je pris un peu d'élan et m'élançais. Saisir le bord de la fenêtre, sauter et me hisser sur celle du dessus et à un petit mètre sur la droite, j'attendrai ma destination. Dans les faits, cette ascension ne semblait pas si difficile que cela et je n'avais pas le vertige. Après tout, que risquais-je si je tomber ?

Pourtant, ma main glissa une fois à cause d'une mauvaise prise sur le bord d'une des fenêtres. Je m'apprêtais à tomber quand je réalisais que je semblais flotter dans les airs. Je mettais ça sur le coup de la fatigue et rattrapa ma prise aussi vite que possible avant de poursuivre mon ascension vers mon but.
Ça y est, j'étais arrivée.
Silencieusement, je m'installais sur le bord de la fenêtre ouverte et l'observais.
Il était là, allongé sur son lit, sous son drap. Je pouvais voir le léger mouvement de sa respiration et une pointe de mon inquiétude disparue. Il était vivant, à n'en point douter.
Un sourire s'étira sur mes lèvres et je humais l'air.
Je sentais son odeur suave mais pas trace de son sang, il ne semblait pas blessé. J'allais pousser un soupir de soulagement quand je perçus autre chose. C'était plus ténue, une odeur acre qui me fit froncer le nez de dégoût. Je ne savais pas ce que c'était ni d'où cela venait mais cette odeur me révulsait au plus profond de mon être.

Doucement, sans bruit, je me décidais à franchir la distance qui me séparait de lui.
Je m'avançais vers le lit et ne put m'empêcher de sourire pleinement en constatant qu'il dormait comme à son habitude. Sa respiration était paisible et douce, rassurante même. J'eus envie de caresser sa joue comme une mère cajolerait un enfant malade. Cette idée m'amusa et je n'en fis rien, il était si beau là entrain de dormir. J'allais m'en retourner mais il bougea dans son sommeil repoussant le drap au loin et excitant mes sens.

Sans vraiment m'en rendre compte mes doigts courraient déjà sur son ventre caresse légère portait par le vent. Soudain, je perçus un changement léger dans sa respiration, c'était là le signe qu'il ne dormait plus. Avait-il vraiment le sommeil aussi léger ? J'en étais surprise et avec le sentiment d'avoir fauté, je le regardais tendrement en ajoutant doucement :


« Je suis désolée. Je ne voulais pas te réveiller mais j'étais si inquiète... »

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 Message  Posté le: Ven 17 Avr 2015, 17:25    Sujet du message: Une nuit agitée Répondre en citant

Une petit brise fraîche qui descend sur mon ventre ? Avec la touffeur de l’air de ces dernières nuits ? J’ai soudain de sérieux doutes. J’ouvre enfin les yeux pour scruter ma chambre à l’obscure clarté des étoiles se déversant par ma fenêtre. Ai-je donc le sommeil si lourd pour ne m’être éveillé que lorsque cette silhouette était suffisamment proche pour me toucher ?

Elle répond à mes interrogations avant même que mes pupilles dilatées ne puissent l’identifier avec certitude. Si je peux douter que cette peau opaline lui appartienne bel et bien, sa voix ne me laisse aucun doute : ma Muse. Un soupir de soulagement m’échappe. Si je n’ai pas réagit à cette irruption dans mon antre c’est parce que mon instinct ne la considère pas comme une intruse. C’est rassurant. Oh elle reste sans doute capable de me tuer, peut-être, mais cela ne lui enlève pas le droit de s’introduire ici. Ce qu’elle a rarement fait du reste.

L’esprit encore gourd, je me répète intérieurement ses paroles afin de les comprendre. Elle est désolée ? Elle était inquiète ? Le ton de sa voix m’a interpellé mais je mets quelques instant à comprendre son trouble. S’est-elle donc inquiétée de moi aujourd’hui ? Je croyais qu’elle dormait.
*Sangu la Madonna ! Quel idiot, t’as encore oublié…*
Il faut dire que je n’ai pas vraiment l’habitude qu’on se sente concerné par mon sort. J’ai en effet appris, bien malgré moi et avec une certaine surprise, dans quelle mesure mon soudain enlèvement par le vieux Phénix avait fait des remous au cabaret. Et voilà que je cause à nouveau du soucis à Lili alors qu’elle est sûrement encore assez sensible sur la question. En plus, si j’ai rejoint cette ville c’est pour y apporter la détente, pas le tracas, c’est donc autant une faute professionnelle que personnelle !

Avec un effort grinçant de mécanique endormie, je me redresse sur un coude et lui saisi la main.

« C’est pas grave, viens. »

Enfin, si, me réveiller pour rien reste une affaire extrêmement grave. Mais puisque ce n’est pas vraiment pour rien… Et puis, elle sort de mes songes alors peut-être a-t-elle une certaine légitimité à interférer avec mon sommeil ? Hmm, je n’avais jamais pensé à ça comme ça.
Je l’attire à moi, sur le matelas. Spontanément j’ai envie de la serrer dans mes bras pour faire partir cette note soucieuse de sa voix. Alors c’est ce que je fais, avec des gestes tendres et ensommeillés j’attire son visage contre ma poitrine.

« Fallait pas t’inquiéter. C’était juste des Continentaux qui avaient envie de voir du pays. Ils étaient même pas vraiment dangereux. C’est juste que la journée a été fatigante. »

Inutile de lui parler des détails, je pense. Les attaques sous la ceinture, les madones au médaillon, les bouquets de bras, les reprisages de fond de culotte… oui, ça a été une journée éreintante. Je lui caresse distraitement les cheveux en essayant de ne pas laisser la douce fraîcheur de son contact me tirer de ma somnolence.

« La chasse était bonne ce soir ? »

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 Message  Posté le: Dim 18 Sep 2016, 19:06    Sujet du message: Une nuit agitée Répondre en citant

La chasse ?
Je penche ma tête sur le coté et perds mon regard dans le bleu de ses yeux.
Il me demande si ma chasse a été bonne ?
Un sourire amusé se dessine sur mes lèvres. Pour qu’elle ait été bonne, il faudrait qu’elle soit finie et pour ça, il faudrait d’ailleurs l’avoir commencée.


« Elle n’a même pas commencé. » dis-je sur un ton de reproche, peu convainquant.

À la simple évocation de ma chasse, je la sens.
Elle est là, tapie au plus profond de mon être, prête à surgir et fondre sur sa proie.
Non ! Pas encore, ce n’est pas le moment !
J’inspire profondément et pose ma joue contre son torse.
Que j’aime le contraste de sa peau chaude et vivante sur la mienne, froide et sans vie. Je ferme les yeux et me laisse doucement bercer par les battements réguliers de son cœur, rassurant. Je resterai bien là, des heures durant à m’enivrer de son odeur suave mais ma nature de… monstre se rappelle à moi.

Je ne peux pas la contenir davantage, je le sens à mes sens qui s’affolent à nouveau.
La tentation est grande !
Une fraction de seconde ! Il ne m’en faudrait pas davantage pour planter mes crocs dans sa jugulaire et savourer une fois encore ses arômes d’épices que j’aime tant.
Non, je ne peux pas faire ça, pas comme ça.
Je laisse alors courir mes doigts le long de son cou et perds ma main dans ses cheveux tandis que je me penche vers son oreille pour y déposer un tendre baiser.


« Je…
Je ferai mieux d’y aller, je ne suis pas certaine de pouvoir résister à la tentation plus longtemps. Contente que tu ailles bien.
 »

À regrets, je rompt le charme du moment présent et me détache de lui pour repartir par où je suis venue...

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 Message  Posté le: Aujourd’hui à 09:39    Sujet du message: Une nuit agitée

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