Sens et indécence

 
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Pearl
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 Message  Posté le: Ven 8 Jan 2016, 19:44    Sujet du message: Sens et indécence Répondre en citant

Je rajuste ma jupe courte sur mes jambes, je replace le corset sur ma poitrine.
Une putain n'est bonne que pour une chose, écarter les cuisses. Pourtant elle a aussi des yeux et des oreilles qui n'intéressent pas ceux qui la tringlent.

Les nuits sont l'apanage de bien des mœurs légères. Les langues s'y délient sous l'effet du rhum, d'une bière ou d'un foutre rapide et pas trop cher. Et à celui qui tend l'oreille d'apprendre bien des choses au milieu des râles et autres expectorations gutturales.
Alors il est des nuits où mes fripes sont courtes, dépareillées et délavées, où mes cheveux sont sales et relevés en un chignon informe de mèches sèches, où mon corsage laisse apparaitre plus qu'il ne devrait et où mes cuisses sont finalement poisseuses et malodorantes. Mon visage n'est pas beau ces soirs-là : dents noircis, nez bossu, sourcils épais, l'œil uniquement plein d'avarice là où le respect de soi a totalement disparu. Je ne suis pas un visage, je suis un trou qu'on enfourne. La froideur de ma peau n'est même pas un détail qui les surprend tant que mes cuisses s'entrouvent assez pour les laisser oeuvrer.

Je traine mes guêtres près du port ce soir. Il parait qu'un gros navire est de retour avec ses cales pleines de butin. Avec un mercenaire vampire à son bord, du genre sanguinaire et tout le tintouin, avec même une épée maudite.. De quoi attiser ma curiosité assurément. J'espère que mon escapade nocturne m'apprendra du nouveau.
Après avoir glissé le dernier sou gagné dans la minuscule bourse de cuir qui se trouve dans la doublure de ma jupe rapiécée, je rajuste donc mon corsage, pressant sur mes seins pour les replacer à leur avantage. A mes côtés, l'homme a déjà remis ses chausses en place et sort de la ruelle où il a fait son office rapide en me pressant contre le mur. Certains attendent des gémissements, d'autres des cris d'extase pour vanter leur ego et d'autres encore qu'aucun s0on ne sorte de la bouche de sa... partenaire n'est pas le mot que j'emploierai, pas plus que conquête. Une putain reste une putain. J'en retire aucun plaisir physique ; ce sont des coups tirés à la va vite à même le sol, dos contre le mur, au coin d'une table ou au milieu de cordages humides ou rêches. Alors oui j'aurais pu être simplement en quête de sexe pour du sexe mais j'ai déjà ce qu'il me faut à la "maison" avec même la superbe possibilité de me nourrir en même temps. Chose que je ne peux pas faire dans cette basse profession. Et ce n'est pas pour les maigres gains d'une soirée de moiteur que je me fatigue...

Il y a encore peu, j'étais obligée de rester dans l'ombre. Ces maudits Tieflings ont la rancune tenace apparemment... J'ai profité d'une cache le temps que les esprits se calment. Pauvres petits êtres ! Cela dit, Il avait raison : ne jamais prendre part à un conflit, si on n'est pas certain d'avoir une porte de sortie et surtout sans une excellente raison d'y participer. C'est à dire quelque chose à y gagner. Là je me retrouve juste piégée comme un poisson dans une nasse. Une sensation plus que désagréable,  où se débattre ne sert à rien. Heureusement que respirer ne m'est pas nécessaire contrairement au poisson hors de l'eau.
Enfin...
Me voilà redevable d'êtres à cornes très moches, soumise à leurs bonnes volontés pour me "racheter". Quelle plaie ! Malheureusement... je ne vois aucun moyen pour m'y soustraire. J'ai eu le temps d'y réfléchir au calme dans le petit coin sombre qu'ils m'ont dénichée. De même de retour chez Matsuo, je me suis d'abord fait discrète dans les rues. Ce n'est pas parce que physiquement je ne vis plus que j'ai envie de mettre bêtement fin à mon existence en titillant les cocus... Lorsque tout cela sera terminé, je n'aurais qu'à mettre les voiles une fois de plus... Moi qui espérait peut-être me reposer un temps dans cette ville qui accepte plus facilement les différences. Il aurait pu me retrouver dans cette île après tout ce temps...

Tiens un autre lourdaud aux yeux lubriques. Malgré la distance, je sens l'alcool de son haleine, la sueur de ses dessous de bras et le sel agrippé à ses cheveux. Je dirais un marin. Même un pêcheur si je me fie au sang de poisson séché, coincé sous ses ongles. À défaut d'obtenir des infos intéressantes sur... un peu tout et le reste - la ville, la nouvelle chef pirate, les bateaux, les richesses et bien sur les potins divers et variés qui font la vie d'une cité- , j'aiguise mes sens. Les rues de Clavinia sentent finalement comme bien des villes par le monde ; étrangement les bafonds se ressemblent tous, en terme d'odeurs notamment. A force d'avoir les narines environnées de "parfums" d'urine,  d'excréments et autres foutres corporels, j'aurais presque du mal à distinguer le reste. Comme un arrière goût en bouche peu agréable du reste.
Tant pis pour les bourses du pêcheur,  je vais plutôt chercher à me laver la gorge.

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 Message  Posté le: Ven 8 Jan 2016, 19:44    Sujet du message: Publicité

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Pearl
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 Message  Posté le: Lun 11 Jan 2016, 20:23    Sujet du message: Sens et indécence Répondre en citant

Indécence niveau + +, c'est par là que ça se passe...

Résumé tout public : Pearl, toujours dans son rôle de catin, entre dans une taverne pour se faire payer un coup à boire afin de "nettoyer" les relents sordides de la ville de son gosier. Ca ne se passe tout à fait comme prévu, mais à retenir qu'elle n'a finalement pas bu son verre d"'alcool de mortel" comme elle dit... et qu'elle prend à la légère et presque à la rigolade l'interméde ci dessus présenté. Elle regrette juste d'être passée à côté d'une bonne occasion de souper. A la vampire bien entendu...

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Matsuo Masaki
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 Message  Posté le: Mer 13 Jan 2016, 23:51    Sujet du message: Sens et indécence Répondre en citant

J'ai couru dans tout le quartier et à présent, deux heures après le début de cette poursuite, j'arpente une ruelle sombre de la ville basse. Je suis seul, et perdu dans ma ville... Je me sens fébrile tant la pression de l'effort et de la fatigue me harcèle, peut être est-ce là aussi les symptômes d'une peur abjecte, et qui me saisi bien malgré moi jusqu'au plus profond de mes entrailles.

J'ai peur, mais je me refuse à toute lâcheté. J'ai moi même choisi de me retrouver là, égaré quelque part entres les ombres et la brume. Les récents événements et l'accélération soudaine de ma carrière ne me permettent plus de rester en retrait. Je ne peux plus me contenter d'être sauvé par Kyo... Je dois désormais apprendre à gérer seul ce genre de cas.

Et je dois désormais affronter seul les conséquences de mes propres choix...


Je n'en ai parlé à personne... Quand ce marmot crasseux est venu me trouver chez moi, j'ai d'abord cru à une blague ou à la dernière facétie d'un cambrioleur en herbe. Ses larmes et le culot qui l'avaient poussé à venir affronter les beaux quartier où il n'avait nullement sa place me convainquirent du contraire. Profitant de l'absence de Kyo et du sommeil de Pearl, je pris le temps de le recevoir dans mon salon pour écouter son histoire.

huit ans pas plus... Pauvre, sale, sans famille... Et cette expression dure dans le regard de l'enfant qui avait grandit trop vite. Il avait été placé à l'orphelinat le plus minable des bas quartiers comme tant d'autre. Mais le changement de vie et l'indifférence des adultes ne peuvent faire disparaître les cauchemars du cœur d'un enfant qui réclame justice. Encore moins le retenir pour aller chercher, dans sa tête pleine d'imaginations et d'aventures, celui dont on faisait encore la publicité dans la rue, et qui incarnait à ses yeux une ultime lueur d'espoir.

Croyant toujours que j'allais le réprimander de son intrusion, il hoquetait sur mon fauteuil, balbutiant difficilement les raisons de sa présence chez moi. Il cherchait le détective... Il voulait seulement qu'on le retrouve et qu'on le punisse... L'assassin de sa mère. Une seule mère pour une infinité de père possible... Une prostituée, elle aussi comme tant d'autre, dont personne ne s'était souciée après que son sang eu répandu le trottoir où on l'avait retrouvée. La criminalité n'était pas rare dans ces quartiers sordides, contrairement à la sécurité... Pour le moment.

Contre une poignée de bonbon, probablement volés, immangeables certainement, et un petit cheval de bois sculpté, j'acceptais l'affaire.

En interrogeant le voisinage, j'appris rapidement que d'autres prostituées avaient été retrouvée mortes ces derniers mois dans des circonstances mystérieuses. Et que visiblement un paquet de gens étaient à la recherche du responsable pour se faire justice eux même... Initiative certes louable mais vouée à l'échec sans méthode. Ce qu'il manquait depuis des mois aux habitants du quartier, je ne mis qu'une journée à le découvrir. Il m'avait suffit de relever les dates des crimes. Tous avaient été perpétré une nuit de nouvelle lune... Heureusement les meurtres n'avaient pas encore été assez nombreux pour que ce détail soit remarqué par un autre que moi, et vienne enfler une rumeur qui se serait transformé en hystérie collective.

La clé de l’énigme je la trouvais en plaçant simplement la position des corps sur une carte du quartier. En me servant des corps comme points d'intersection, et en suivant le tracé des axes principaux traversant cet aggloméra labyrinthique, j'identifiais rapidement une figure géométrique simple, encore inachevée, mais ô combien trop évidente à mes yeux pour être le fruit du hasard. Il s'agissait ni plus ni moins que d'un symbole religieux. Marque de reconnaissance d'un culte obscure et sanglant, et oublié de tous, sauf peut être des érudits et passionnés d'histoire antique du continent... Et par au moins deux personnes à Clavinia visiblement. La chance voulait que je sois l'une d'entre elle... Ne me restait plus qu'à retrouver la deuxième. Il m'avait lui même fixé rendez vous... Cette nuit même, nuit de pleine lune, à la toute dernière intersection. Celle qui lui permettra si IL y effectue un nouveau sacrifice, de complèter le symbôle.

Je l'avais trouvé au point exact du rendez vous qu'IL ignorait encore m'avoir donné. Tapis dans les ténèbres je n'avais eu d'autre choix que de révéler ma présence quand son couteaux de boucher avait reflété l'éclat blafard d'un réverbère à gaz et s'apprêtait à ouvrir en deux la malheureuse qu'IL avait choisi comme victime.

Ce soir j'ai pu sauver une vie, mais qu'en est il encore de la mienne ? ...

(A suivre...)

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Citation:
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Pearl
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 Message  Posté le: Sam 16 Jan 2016, 15:52    Sujet du message: Sens et indécence Répondre en citant

Le gars là bas, celui qui entre dans la taverne voisine, a les chausses pleines de merde. Pas qu'il se soit fait dessus, non l'odeur est plutôt celle d'excréments animaux. Qu'a-t-il été fait dans l'auge d'un porc ? A moins qu'il ait chu dans une crotte de centaure ? En tout cas, je suis contente de ne pas entrer dans cet établissement là. Si à cette distance, ça m'incommode, je n'ose imaginer partager le même espace clos que ce bonhomme. Il aurait pu se changer quand même...
Au bout de la rue, un chat qui parait noir parcourt le chemin. Si je me fie au léger rayon de lumière qu'il traverse, il est roux. Il a quelque chose dans la gueule ; sûrement une souris. Son repas du soir, ou du moins son jouet pour un petit moment. J'aimerais bien être à sa place... mais ce soir, je suis catin et pas en chasse. Quelle plaie ! Les quelques gouttes que j'ai eu en bouche se rappellent à moi. Cette paume palpitante, pleine de vie, d'énergie, de sang. Il avait un goût chaud certes, avec cette petite nuance alcoolisée des hommes habitués à fréquenter, user et abuser des bouteilles. Ce n'est pas le meilleur breuvage à déguster mais quelques gorgées ne m'auraient pas fait de mal. Le soucis c'est que maintenant que j'ai effleuré l'idée de me sustenter, elle ne me quitte plus. Alors j'occupe mon esprit autrement ; tiens, voilà le bruit d'une porte qu'on claque au second étage de la maison voisine. Les gémissements qui suivent ressemblent à des pleurs.

Je continue ma route jusqu'au port, observant les gens, leur manière de se déplacer, leurs mimiques. Je n'accepte pas d'autres clients encore. Les rues sont trop remplies pour que mes bas instincts nourriciers puissent s'exprimer s'ils doivent. On me reluque plus ou moins, on me siffle et certains tentent des approches, agrippant qui un bras, qui une fesse... Je m'en dégage toujours sans force, ni sourire. Ils rechignent pas trop ; après tout, ils en trouveront bien une autre plus consentante. Pour aider à les décourager d'insister, je force une toux.
Après une bonne heure de déambulation où j'ai parcouru un peu les docks, laissant traîner mes oreilles, je regagne les rues de la ville. Les nouvelles de l'extérieur ne sont pas nombreuses, les marins discutant plutôt de choses qui ne m'intéressent pas : les courants, les vagues, ... Certains évoquent des prises, mais la plupart parlant de poissons ou de cargaisons, ce n'est pas plus passionnant. Au moins, j'ai pu me vider l'esprit et revenir vers la ville plus sereinement. Prête à reprendre mon rôle avec sérieux.

Une silhouette au loin. Une silhouette qui me dit quelque chose. Je m'approche donc. Elle bifurque dans une ruelle avant que j'ai pu réussir à identifier qui c'était. Est ce que j'écoute ma curiosité ou je passe mon chemin ? Je continue néanmoins mon chemin et à l'approche de la ruelle, je jette un oeil. Dans la pénombre qui règne dans les premiers mètres, il n'y a plus rien. Juste une odeur qui perdure presque imperceptiblement. Pourtant, et sûrement parce que je la connais bien, je la repère. Je la suis donc comme un chien piste son gibier au flair.
Je me rends compte que la course est terminée quand le capiton pajanais se fait plus présent, indice qu'il s'est arrêté et que je me rapproche. Au détour de la ruelle suivante, je m'arrête et tout en restant dans l'ombre, j'observe la scène : Matsuo en tête à tête avec un couteau.

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Matsuo Masaki
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 Message  Posté le: Dim 17 Jan 2016, 03:52    Sujet du message: Sens et indécence Répondre en citant

A présent je suis là, désorienté... je ne comprends que trop tard que je ne suis absolument pas devenu le prédateur de cette soirée... Cette folle cavalcade n'avait d'autre but que de me perdre. Je ne reconnais absolument rien dans ce dédale de ruelles... Les bâtiments aux murs sales semble vivants et prêt à s'effondrer sur moi. J'évolue dans un labyrinthe de pierres, de tuiles et de bois. Malgré les quelques lanternes à huile de baleine qui parsèment ça est là cette absurdité architecturale, ma route est en grande partie envahie par les ténèbres et le brouillard, envahissant mes sens d'une humidité poisseuse.

IL est là quelque part, et me guette, attendant son heure. Ces boyaux obscurs et inquiétants sont à son image... Elles forment sa tanière dans laquelle je me suis laissé entraîner comme la plus chétive des proies.

Je tremble et tente de me retenir de respirer... dégoutté par l'odeur de moisissure, de misère et de pisse qui imprègne ces rues boueuses. Le brouillard et la transpiration font coller mon uniforme à ma peau... Uniforme que je n'ai pourtant jamais aussi bien porté que cette nuit.

Mes pas raisonnent dans les flaques d'eau saumâtre que je ne peux éviter de traverser pour me sortir du piège dans lequel IL m'a plongé.

IL est tout proche. J'en ai à présent la certitude.

Mon nouvel "ami"... Qui, alors que je suis perdu dans mes pensées, me transperce déjà le dos de son regard... Et mes tripes de son couteau... Du moins l'espère t'il.

Je n'ai nullement besoin de le voir pour le savoir. C'est la logique même. A présent qu'il m'a rabattu en son territoire, il cherchera à m'atteindre au moment où je serai le plus vulnérable. Je me tiens sur mes gardes.


J'entends son pas de courses derrière moi et j'ai heureusement l'intuition de me retourner en m'écartant de quelques centimètres pour esquiver sa lame. Je sens l'acier froid déchirer le tissu de mes habits et effleurer ma peau.

Je perds un instant l'équilibre, mais parviens à ne pas chuter... Je me tiens déjà prêt à recevoir la suite de ses assauts, mais rien... Un regard rapide autour de moi me fait comprendre qu'IL s'est déjà volatilisé...

Le type croit parfaitement en son interprétation des plus sombres classiques de la littérature policière. Une composition brillante... Tout y est, y compris la disparition dans le brouillard. Sauf pour un détail... Je ne crois pas qu'il existe un seul détective qui aime se faire ruiner la redingote.

C'est du moins la réflexion que je me fais lorsque mes yeux se posent sur mon manteau qui a tristement souffert de cette attaque surprise. Je constate qu'il m'a également infligé une coupure sur le flanc droit. Très superficielle heureusement.

Il n'y aurait donc pas de seconde chance.

Je feint d'être toujours titubant et désorienté. J'entends un nouveau pas de course dans mon dos.

Ce qu'IL ignore, c'est que je ne suis pas une catin sans défenses. Et que Kyo, spécialiste du coup en traître, à largement eu le temps de m'apprendre une ou deux ruses pour ce genre de cas bien précis.

Ma main gauche se saisit du fourreau de mon Katana. Ma main droite en attrape le manche pour le maintenir... Au dernier moment, je baisse l'avant de mon arme, toujours dans son fourreau sous ma ceinture de tissu, et la pousse pour que se redresse l'arrière de cette dernière dans mon dos. Je me baisse légèrement pour prendre un appui solide sur mes jambes.

La pointe du fourreau de mon sabre se plante dans l'estomac de mon assaillant, qui n'a rien vu venir et lâche son couteau, le souffle coupé net, tout comme sa course.

Je dégaine, l'attrape par l'encolure de son manteau et place directement ma lame sous sa gorge. Je...

...

La douleur...

J'entends mon arme heurter le sol...

Je n'aurais pas dû le sous estimer. IL se révèle être un protagoniste avec de la répartie.

Recroquevillé que je suis, je n'ai pas le temps de me remettre de la rencontre entre son genoux et mes couilles... un coup de poing me met à terre. Ma tête heurte le sol boueux. Un coup de pied dans l'estomac me fait recracher mes tripes.

Je sens qu'on me retourne, puis une masse écrase mon corps. Quelque chose prend ma gorge en étau et se resserre fermement. Je ne peux plus respirer. J'ouvre les yeux, et contemple juste au dessus de moi un visage grimaçant de rage. Je ne peux plus respirer.

Je dois rester calme. Je met ma main à la ceinture... Je ne le sens pas... Mon Kodashi !

IL m'adresse un sourire. Je ne peux plus respirer. De sa main libre, IL fait passer mon sabre secondaire, devant mes yeux. Sa poigne se resserre d'avantage. Je ne peux plus respirer... J'ai mal...

IL jette mon sabre... Sa deuxième main rejoint sa première. IL a gagné. IL le sait et veut que ce soit lent. IL veut savourer... Je ne peux plus respirer. Je crois que mes yeux vont sortir de leurs orbites.

Je ne veux pas mourir.

Je frappe... Je me débat... J'ai l'impression de taper contre de la roche. IL ne ressent rien, trop pris par son oeuvre.

Je ne veux pas mourir !

IL se transforme. Son visage est celui de mon père. Il veut me tuer parce que je suis faible. La déception et la colère se lisent sur son visage.

J'ai mal... Je veux que ça s'arrête... Je ne cherche même plus à frapper. Ma main retombe lourdement au sol et balaye frénétiquement la boue.

IL se transforme à nouveau. Walter Nixon termine ce qu'il à commencé. Son regard flamboyant est celui du vainqueur, et un large sourire lacère son visage de démon. Quelque chose de solide effleure mes doigts qui creusent maladroitement le sol à m'en arracher les ongles.

JE NE VEUX PAS MOURIR !!!

C'est l'unique pensée qui me traverse, lorsque ma main se relève soudainement, armé d'une caillasse pour frapper sa tempe.

Cette fois ci l'effet est immédiat... IL bascule sur le côté. Ma gorge se libère. L'air, à la fois froid et brûlant, pénètre ma trachée, me redonnant une énergie insoupçonnée.

Mes poumons vont éclater, mon cœur bat à rompre et pourtant je me redresse. Je l'empoigne et tombe lourdement sur lui. Je suis a califourchon sur son abdomen et mon poing ,agrippant son col, maintient son torse au sol.

IL est sonné. Le côté de son crâne saigne abondamment. Je ne le quitte pas du regard... Je suis trempé. Boueux. De l'eau crasseuse ruisselle de mes cheveux et contre mon visage. Je crois que je saigne du nez... En tout cas j'ai un gout de sang dans la bouche.

Ma main, tenant toujours son arme préhistorique, se lève haut au dessus de ma tête.

IL reprend ses esprits... IL lève les yeux vers moi et ne fait plus un mouvement. IL est d'un sang froid incroyable.

Moi, mes oreilles bourdonnent. J'ai le sentiment que ma tête va éclater. Je ne sais même pas si le bordel que nous avons fait a attiré l'attention et je m'en moque. Je n'arrive pas à détourner mes yeux des siens. Je me sens comme hypnotisé.

Je vois le défi dans son regard. Je pense à mes parents, une foule de visages, définissant à eux seuls qui je suis aujourd'hui, m'envahissent... Nixon, Kyo, Pearl, Cassandra... je pense à cet enfant en larme dans mon salon !

Ses lèvres s'élargissent lentement. IL me sourit... Ma main et son cailloux retombent alors aussitôt contre son visage. Lourdement. Violemment... Un craquement sinistre parvient aussitôt à mes oreilles. Ses dents fracassées volent un peu partout autour de moi, dans un mélange d'émail et de sang.

Je sens quelque chose crever tout à l'intérieur de moi. Une bulle gonflée jusqu'à la rupture qui éclate, libérant toute sa substance.

Ma main se relève, et se rabat aussitôt avec violence contre sa cible. Je renouvelle l'opération. Puis encore une fois. Je ne peux plus être stoppé. Mon geste s'accélère... Ça devient facile et je ne m'arrête pas.

Je frappe, encore, et encore !

Au bout d'un moment, je me rends compte que je ne frappe plus qu'un tas de chaire et d'os informes, reliés à un corps... IL est parti... Je lâche ma caillasse. Je me redresse lentement, toujours à cheval sur le corps.

Je comprends vaguement ce que je viens de faire...

Et ce qui me terrifie le plus... C'est que je ne regrette absolument rien.

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 Message  Posté le: Lun 18 Jan 2016, 18:52    Sujet du message: Sens et indécence Répondre en citant

Mon nez ne me trompe pas. Et là j'avoue qu'il a flairé le bon coup...
Dans le giron olfactif du Pajanais, dans ce sillage discret que j'ai suivi, il y avait bien la présence d'une autre personne. Un autre humain au musc plus prononcé, moins propre sur lui, mais avant cet arrêt de Matsuo qui m'a permis de le rattraper, cet autre n'était guère qu'une nuance presque imperceptible. Il a fallu identifier visuellement cet individu pour que je me rende compte que l'un suivait l'autre et que le chat est devenu souris.
De l'ombre où je me tiens, aucun d'eux ne me voit. Je n'ai d'ailleurs pas besoin de regarder la scène pour la percevoir. Aussi quand la possibilité qu'on me surprenne est là, je m'efface contre le mur non sans perdre un instant le fil de l'action.

Tout commence par du sang. Peu, mais de celui dont je connais le parfum et l'odeur. Ils se déplacent, s'attaquent vraisemblablement mais il n'y a là aucune grâce. Ce n'est pas un duel, c'est une mise à mort où le prédateur prend juste son temps pour achever sa victime. Une victime qui se débat comme elle peut mais qui perd rapidement l'équilibre. J'entends le corps qui s'affale durement sur le sol. Je perçois le souffle qui s'échappe des poumons quand l'autre prend appui sur le premier. Les doigts se crispent rapidement sur le pavé boueux, alors que les râles se saccadent. Je sens la mort qui plane, qui suspend les bruits, les sensations, les minutes.
Je sais qui est perdant ; nul besoin de regarder. Je pourrais faire quelque chose pour lui venir en aide ; peut être même le devrais-je. Pourtant je reste immobile dans l'obscurité de la ruelle, le dos collé contre le mur.
Les doigts ont fini de gratter le sol mais pourtant, le souffle n'est pas éteint. Voilà qui me surprend. Les battements du coeur sont faibles, l'air vient à manquer mais la donne a changé. Je jette finalement un oeil et me surprend à ne pouvoir l'y détourner. Je vois la gorge comprimée. Je vois le regard fou et le sourire qui y fait écho. Je vois les doigts refermés sur un objet. Qu'il meurt ne m'aurait rien fait, mais la façon dont il va survivre me tire un sourire.

Le geste du désespoir. Voilà ce que c'est au départ. L'autre n'y croit d'ailleurs pas une seconde. Il aurait pourtant pu savoir ce qu'une âme mourante est capable de faire, l'énergie qu'un homme est capable d'user pour s'en sortir. A son expression, je sais que ce n'est pas son premier meurtre, mais il est finalement trop sur de lui pour ne pas tenir compte de ce poing qui se lève. A la seconde où la pierre entre en contact avec sa mâchoire, cogne ses dents, déchire sa lèvre, je lis le désarroi dans ses yeux. Tout s'est joué à cet instant déterminant. Il bascule sous le choc, libère sa victime qui devient, en cette même fraction de temps, le bourreau. L'individu tombe et avant même d'avoir eu le temps d'esquisser un geste de défense, meurt d'un autre coup à la tempe. Le craquement est distinct mais Matsuo ne l'entend pas et frappe encore et encore. Le visage se ratatine petit à petit, à mesure que les os se brisent, que les chairs sanguinolent, projetant des humeurs diverses sur l'agresseur. De ma place, je ne vois pas le regard de mon petit humain, simplement la répétition barbare et automatique d'un geste de rage, de fureur à l'état brut. Son coeur battrait presque la mesure de ses coups. Le souffle est un peu court néanmoins, mais c'est, à mon avis, davantage à mettre sur le compte de la strangulation précédente que sur l'effort en cours.

Il se rend finalement compte qu'il frappe un amas de chairs et s'arrête. Sans se presser, il se redresse surplombant toujours son oeuvre. Est ce une sorte de sourire que je vois s'estomper alors que le naturel reprend sa place ?
Dans le même temps, je me suis avancée en silence, jusqu'à son côté. Alors je le contourne et m'accroupis au dessus du cadavre. Je glisse un index dans la chair à vif et savoure la chaleur qui s'en dégage encore, puis mes autres doigts effleurent la surface sanglante du malheureux, se nappant de mon breuvage favori.

" Un vrai travail de cochon. " dis-je en relevant le visage, avant de porter un doigt à ma bouche. Je le lèche avec délectation et une sensualité toute relative au vu de mon accoutrement.
Je me remet alors debout, un sourire sur mes lèvres rougies de sang. Je les presse alors contre celles de Matsuo, histoire qu'il goûte le fruit de son labeur, me serrant contre lui pour profiter de cette odeur de meurtre qui l'entoure.
" Alors ? " demande-je récupérant avec le pouce les gouttes de sang frais qui parsèment son visage. Ma question n'a que le sens qu'on lui donne. A lui de voir ce qu'il veut y répondre. Répondra-t-il sur son état ? Sur mon baiser de sang ? Sur le cadavre qui git à nos pieds ? Me voilà curieuse. Et suffisamment excitée par cette situation pour que ça devienne intéressant.

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Matsuo Masaki
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 Message  Posté le: Mer 27 Jan 2016, 21:37    Sujet du message: Sens et indécence Répondre en citant

Je me tiens à présent debout face au "condamné", dont le sang, les os et la chair s'étalent désormais contre le sol boueux. J'ai désormais retrouvé mon souffle et la totalité de mon agilité mentale. Je prends la pleine mesure de ce que je viens de commettre. Je ne relève aucune sensation particulière. Mon rythme cardiaque est redevenu normal.

Je reconnais tout de même que l'urgence de rester en vie m'a mis en colère... A présent le problème est réglé.

Très calmement, je porte ma main à mon visage. Mon pouce essuie le sang qui a éclaboussé ma joue et je prends le temps de contempler le liquide pourpre qui tâche désormais mes doigts.

L'analyse des projection de sang est une chose intéressante... Chaque projection est différente en fonction du meurtre, l'analyse des gouttelettes où des longues traînées vermeilles sur les murs, peuvent retracer l'intégralité du scénario d'un meurtre et d'en identifier l'arme du crime. Où sont mes sabres ?

IL n'a pas eu l'occasion de les envoyer bien loin. Un rapide regard dans la rue me permet de vite les retrouver. Ce qui me permet d’apercevoir une surprise du coin de l'oeil. Un témoin. Ou plutôt UNE. Je ne dis rien... Je la laisse s'approcher.

Le spectacle qu'elle peut voir est l'acte barbare d'un fou. En toute logique, la folie voudrait que je la fasse taire à son tour, afin de me couvrir.

Mais je ne suis pas fou. Je suis un sociopathe de haut niveau et cette câtin n'entre pas dans les critères m'autorisant à rendre justice. Il va me falloir trouver les mots justes.

Elle me tourne autour et me contemple. Du regard je la suis. Les informations explosent dans ma tête comme des grains de maïs soufflés.

J'analyse sa tenue, son usure, *prostituée de basse extraction*, le style de sa démarche *Minauderie qui m'est destinée, à moi seul. Aucune vulgarité dans le style. Pas une imitation destinée à appâter le clodos en rut. Classe authentique dans la démarche ayant nécessité une longue et véritable éducation.* les tâches sur sa robe,*Nourritures grasse, alcool. Boue. Plusieurs lieux vistés. Intérieurs et extérieurs. Trâces d'humeurs et de semences. Plusieurs visiteurs dans la même nuit.* l'odeur qui émane d'elle *Ça se confirme...*, sa coiffure, son maquillage... *Traces de teinture sur l'épiderme du crâne. Peau pâle. Malade. Vainement rosie sur les joues.*

Je discerne du vrai, je discerne du faux en elle. Je me tiens sur mes gardes...

Ce n'est pas nécessaire. Elle s'accroupie face au cadavre et trempe son doigt dans son sang. Je la reconnais immédiatement. Sa voix me le prouve.

Je n'ai jamais rien besoin de justifier avec Pearl. La réciproque est vraie également.

Mon ombre.

" Un vrai travail de cochon. "

Les outils pour faire plus propre m'ont échappé. Un constat dont j'ai un peu honte et que je ne juge pas nécessaire de faire partager.

Elle porte le sang à ses lèvres. S'offrant un nouveau maquillage qui ne va qu'à elle. Elle s'approche...

Ses lèvres se pressent contre les miennes. Tout comme son corps contre le mien. Un gout inconnu, aux nuances de fer, envahit bientôt ma bouche. Nos langues entrent en contact. Je devrais être révulsé... Je ne perds aucune miette de ce baiser. Et ma main trahis volontiers ma raison en s’agrippant au tissu de sa robe, pour garder Pearl contre moi, comme elle semble le souhaiter.

Mon âme...

Je me retire. Je n'exprime rien de particulier. Juste mon regard qui soutient le sien, alors qu'elle essuie le reste du sang sur ma joue.

" Alors ? "

"Nous avons tous les deux besoin d'un bain..."

Je n'ai rien d'autre à ajouter, il y a des pervers que l'odeur de la mort excite, et Pearl en fait visiblement partie. Mais en l'état actuel des choses, qui suis-je pour la juger ?

je tourne mes yeux vers le cadavre.

"Mais avant il va falloir s'occuper de ça..."

Je me retire de ses bras dont n'émanent aucune chaleur, et pourtant dans lesquels j'apprécie me trouver. Je pars directement récupérer mes sabres. D'un geste élégant et ancestral, je repositionne la lame de mon Katana dans son fourreau. Lentement...

"J'ai compris ce qu'il me manque... Et à présent que je sais... La prochaine fois, tu voudra me forcer à te prendre contre l'un de ces murs."

Je n'ai plus l'intention d'être faible... Je n'ai pas le temps de mourir... Je suis déjà mort une fois. A ce propos... J'ajoute avec une esquisse de sourire plaisantin.

" Sauf si tu t'es encore amusée avec certaines parties de ton corps... Je ne résiste pas aux maladies moi.

Après ton baiser... J'ai déjà des chances de mourir dans les prochaines semaine. "


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Pearl
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 Message  Posté le: Sam 30 Jan 2016, 18:03    Sujet du message: Sens et indécence Répondre en citant

Je le sens réceptif à mon baiser, sans une once de dégoût à la dégustation forcée que je lui propose. Sa main se saisit de ma jupe, me presse contre lui. Mais on ne s'attarde pas. Et il se retire de mon contact en premier pour récupérer ses lames. Je pourrais même le croire volontairement distant s'il n'y avait eu cet empressement un instant auparavant.
Sa réponse me tire un sourire à presque rien d'en rire. Un bain, assurément nous en avons besoin tous les deux. Même si les odeurs qui l'accompagnent sont plus subtils et agréables que celles qui collent à ma peau. Mon nez délicat n'a pas d'hésitation sur le parfum qu'il préfère. Le sang, la vie qui s'échappe, la puissance de celui qui la prend, mmmh... !
Alors qu'il replace ses armes, je me remet à hauteur du cadavre et reprend ma dégustation. A défaut d'autre chose à faire et puis j'ai l'appétit ouvert maintenant moi. Il explique qu'il a trouvé ce qui lui manquait et que la prochaine fois, je ne résisterais pas à l'envie qu'il me prenne sur l'instant. Je ne comprends pas ; je n'y réagis pas. Du sexe là maintenant tout de suite, je n'aurais pas dit non. Monsieur en a décidé autrement et il a des raisons qui sont compréhensibles pour se retenir. De toute façon, il n'est pas encore prêt pour une orgie dans le sang d'une victime. Pas encore...

Il plaisante sur mes fréquentations de la nuit. J'hausse les épaules quand il dit qu'il risque déjà de mourir à cause du baiser ensanglanté que je lui ai donné. Tout de suite... La peur de la mortalité pour quelques gouttes de sang. Effectivement il y a plus de chance que je lui refile un truc pas sympa au niveau de mon entrejambe. Multiplier des partenaires potentiellement malades n'est pas un problème pour moi, mais bien pour eux.
En revanche, je suis sure d'une chose ; la maladie a un goût, car elle laisse une trace dans le sang des humains. Elle perturbe le corps dans son intégralité et cela s'en ressent. Cela ne me fait rien, mais j'en perçois la nuance au même titre que le sang d'un alcoolique qui a un goût particulier.
" Il est pas malade celui là. Enfin dans sa tête oui sûrement mais la folie n'a pas de goût. "

Je ne peux pas me sustenter convenablement mais ça sera le mieux que je puisse avoir ce soir. Je replonge mes doigts dans les plaies ouvertes de ce crâne défoncé pour les lécher méthodiquement. Mais rapidement quand même. Le sang froid ce n'est pas bon et malgré les chaleurs moites de l'été, un corps mort reste un corps mort. C'est moins... moins délicat, subtil, goûtu, bref, bien moins bon à chaque minute qui passe. Ça perd tout son intérêt un corps qui se refroidit.

" Tu comptes t'y prendre comment pour te débarrasser de ce bonhomme ? Le découper en petits morceaux ? Le lester au fond du port ? " dis-je, au bout d'une minute, en m'arrêtant de manger. Le cerveau éclaté gâche un peu mon plaisir,  non par sa vue mais par les fluides qui le composent, se répandent et se mélangent au reste. Je conclus là et me relève définitivement, passant ma langue sur mes dents puis mes lèvres rouge vermeille.

Quelques pas de chat pour me rapprocher de lui. Je me cale à ses côtés, pour contempler son oeuvre. Un petit homme surprenant que ce Matsuo. Il m'avait déjà montré par petites touches son côté sombre. Là il le laissa exploser et malgré le côté brouillon du travail, il y avait du potentiel.
" Tant qu'à être déjà sales, autant continuer sur la lancée non ? On profitera mieux du bain ensuite... "
Un regard en coin et une lèvre mordillée pour accentuer mes dires. Complicité et sensualité combinée. Je sens que je vais m'amuser en cette fin de nuit.

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Matsuo Masaki
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 Message  Posté le: Sam 13 Fév 2016, 19:35    Sujet du message: Sens et indécence Répondre en citant

Elle revient à mes côtés. Joueuse. Sensuelle... Malgré son déguisement, le maquillage, et l'odeur désagréable qui la camoufle, je ne vois plus qu'elle désormais. Dans toute sa splendeur terrifiante. Quand Pearl est comme ça... Elle stimule à 100% mes sens et mon cerveau... Et elle le sais parfaitement. Elle en joue et me met à l'épreuve.

Après m'avoir demandé comment je comptais m'y prendre pour me débarrasser du corps, non sans m'avoir proposé un panel de solutions de son cru, elle me tente par une phrase redoutable

" Tant qu'à être déjà sales, autant continuer sur la lancée non ? On profitera mieux du bain ensuite... "

J'aime ça... Cet instant critique où tout peut dégénérer. L'instant magique d'un problème qui se pose, et dont la moindre erreur peut vous faire irrémédiablement chuter. Je tire plaisir de chaque dose d'adrénaline qu'envoie mon cerveau durant la tentative de résolution de ce genre de cas paraissant insoluble et sa conclusion victorieuse est le sommet d'une satisfaction qui flatte mon égo. L'arrivée de Pearl dans ma vie à ajouté une nouvelle contrainte à ce petit jeu, dont je ne peux désormais plus me passer.

" Je n'ai malheureusement ni la technique, ni le matériel, ni le temps nécessaire pour découper un corps sans que les os ne posent un problème... Cela laissera d'ailleurs encore plus de trace que je n'en ai déjà laissé.

Laisse moi un instant pour y réfléchir..."
Lui dis-je avec un léger sourire en coin qui va bien avec mon regard inquiétant, avide de défi, alors que le dos de ma main descend déjà le long de sa colonne vertébrale dans une caresse jusqu'au creux de ses reins

Le défi lancé à mon intelligence, c'est ce cadavre. Que je dois déplacer d'un point A à un point B de manière discrète. Des gens m'ont forcément vu poursuivre cette ordure, et je ne tiens pas à me justifier d'un meurtre si on le retrouve ici. Meme si je suis indéniablement dans mon bon droit.

La nouvelle contrainte, c'est le défi lancé à mes sens et mes émotions, incarné en la personne de Pearl. Chacune de ses paroles et ondulations lascives de son corps quand elle m'approche, parlent directement à la partie de moi la plus sombre, que j'assume d'ailleurs totalement. Elle désire m’entraîner dans ses propres ténèbres, je lui résiste sans lui cacher ma noirceur, elle aime, ça l'intrigue, ça la met au défi, ça l'excite, elle me provoque et me tends des pièges... Consciente de sa place dans le jeu sans fin qui s'est installé entre nous, elle joue son rôle... A la perfection. Tout comme moi...

Ma main et mes doigts sensuels parcourent au hasard son corps, dans des caresses affectueuses destinées à l'occuper tandis que je réfléchis. le haut de son dos, ses épaules, son cou, sa joue... Chaque partie de son anatomie qu'elle à laissée nue de tout vêtement, que je stimule alors qu'elle ne se doute pas qu'une partie de moi n'est déjà plus là.


Je suis dans mon Palais Mental ... Hors de toute conception de temps et d'espace. Je suis dans une vaste salle d'archive où je stocke absolument tout ce que ma mémoire peut retenir. L'utile comme l'inutile... Du moins aux yeux du profane, qui n'a de toute manière pas accès à cette zone intime de ma pensée. Toute information, aussi anecdotique soit t'elle peut s'avérer utile, autant faut-il avoir l'occasion de pouvoir les ressortir, ce que j'ai justement ce soir.

Pearl à une section qui lui est totalement dédiée d'ailleurs, où j'ai déjà ajouté les informations du jours que je représente par sa robe de prostituée souillée accrochée à un mannequin et quelques bouteilles d'alcool disséminées à ses pieds. Je laisse cette zone de côté... J'y reviendrait plus tard. Pour le moment ce qui m'intéresse c'est le grand tableau rotatif où j'ai accroché la carte de Clavinia. J'en retourne le panneau afin d'avoir cette dernière sous les yeux.

Je visualise le dernier points où j'étais encore sur de me trouver avant de me perdre... Je visualise les intersections et les directions que j'ai pris... J'essaye d'estimer le nombre de mes pas... Je visualise la configuration des lieux où je me trouve actuellement... Je sais à présent ou je me trouve...

Une autre version de moi même se détache de mon corps psychique pour aller ouvrir une armoire métallique à tiroir et consulter les articles de presse que j'ai lu depuis mon arrivée à Clavinia et qui ont attirés mon attention. Un autre clone se détache encore... Celui-ci se dirige directement vers mon bureau où je compile toutes les données relatives à mon travail de détectives. Les clients, les témoignages, les histoires étranges, les faits avérés... Ces Alter-Matsuo reviennent en moi qui consulte toujours ma carte de la ville, m'apportant de nouvelles données... La pièce tremble et l'éclairages fait de véritables éclairs quand mes yeux s’arrêtent sur un petit quartier tout proche, et que je fais le lien avec d'autres informations que j'ai obtenu depuis mon arrivée en ville.

Mon palais se désagrège... Le plafond s'éventre, et le contenu de ma salle d'archive s'envole avec moi même par petits morceaux vers la lumière.


Je suis dans cette rue sombre, humide et sans vie de Clavinia... Un cadavre défiguré se trouve non loin de moi. Je calcule que durant ma réflexion, j'en ai profité pour rapprocher Pearl de moi, pour la serrer contre mon corps. Je n'ai pas cessé une seconde de la solliciter érotiquement. Mes deux mains sont allées contre son corps, l'une d'elle ayant poussé le vice jusqu’à détacher la ficelle de sa robe dans son dos, pour mettre ce dernier quasiment à nu, et permettre à mes ongles de la griffer... Heureusement que mes visites en mon Palais mental n'ont pas la même temporalité qu'ici bas... Si cela avait été le cas, je me serai certainement laissé entraîner dans une situation bien plus inconfortable... Si l'on peut parler d'inconfort... Je ne lui ai rien fait d'autre que ce que j'avais envie de faire !

Mes lèvres se plongent dans le creux de son cou, avant de remonter jusqu'à son oreille pour lui murmurer avec un ton et un sourire victorieux. Mes mains elles continuent de caresser son corps, allant même jusqu'à se glisser parfois indiscrètement sous les plis de sa robe.

" J'ai une solution... Mais je vais avoir besoin de ton concours Lune de mes nuits !"

Avec vigueur mêlée de sensualité, je l’entraîne contre l'un des murs de la rue, contre lequel je la plaque. Mes yeux sont mi-clos, mon front contre le sien, et mes lèvres tout proche des siennes affichent toujours ce sourire conquérant et séducteur. Je lui chuchote mon plan.

" Je suis quasi certain que tout prêt d'ici se trouve un marché noir... Rempli de gens intéressants... qui ne poseront ni de questions, ni de problème moral. C'est là que nous allons emmener notre ami...

Il existe ici, comme ailleurs, un petit trafic qui pourrait nous être utile. Un commerce de cadavres... Dans cette contrée, il n'existe aucune loi protégeant l'intégrité des morts une fois enterrés. Certains malins en profitent pour aller se servir dans les cimetières, et revendre les corps aux médecins. Eux ont besoin de cette matière première pour améliorer leur pratique, et faire progresser leurs connaissances anatomiques.

Vu le peu de sécurité et de loi régnant, je suis sûr que nous trouveront au moins un Docteur, ou un trafiquant auprès de qui nous pourrions revendre ce déchet. "


Je plonge mon regard dans le sien. Ma main caresse sa joue.

" Le plus difficile sera d'atteindre ce marché noir sans éveiller de soupçons au cas où nous croiserions du monde. La meilleure solution sera de la faire passer pour notre compagnon de route ivre mort. C'est là que je vais avoir besoin de toi... Déjà pour le transporter, mais avant cela pour préparer notre action. "

Je glisse l'une de mes mains à l'intérieur de mon manteau, pour la passer contre la zone de mon flanc où j'ai été légèrement entaillé. Lorsque je la ressort, mes doigts son nappés de mon propre sang, que j'approche du visage de Pearl, pour permettre à ses sens de déjà apprécier le précieux liquide avec lequel je la tente. Mon corps se plaque soudain assez vivement contre le sien. Je continue à lui parler.

" J'aurai besoin que tu retourne très vite à la taverne la plus proche..."

Mes doigts rougits de mon propre sang glisse contre ses lèvres pour les colorer d'un rouge qui lui va à merveille...

"Rapporte moi la bouteille d'alcool la plus forte et la plus odorante que tu trouvera, ainsi qu'un manteau avec capuche de préférence... Tu devra probablement voler... Mais je te laisse un peu d'argent pour trouver une meilleure solution.

Pendant ce temps, je m'occupe de préparer le corps, et de nettoyer la zone... Reviens moi très vite... Ce soir, j'ai besoin de toi."


Je la laisse lécher et mettre en bouche mes doigts ensanglantés avec gourmandise. Ses lèvres son imbibées de mon sang...

" Tu le sens ?" Dis-je en élargissant mon sourire.

Je fini par retirer ces doigts joueurs ainsi que mon autre main de sa joue. Je soulève sa cuisse pour la mettre contre mon flanc, un coup de rein lui témoigne de mes intentions futures alors que mes lèvres sont désormais à quelques millimètre des siennes.

" Bien entendu, je saurai t'en être très reconnaissant... Jamais de ma vie je n'ai autant attendu un bain. "

Je l'embrasse avec passion... Sans retenue, goûtant cette fois à mon propre sang... Que je trouve d'ailleurs plus agréable au palais que celui de ma victime de cette nuit.

Je profite de cette étreinte dont je sais qu'elle sera de courte durée... J'ai pris la peine de jouer avec les propres armes de Pearl cette fois... J'espère qu'elle apprécie de voir que j'apprends vite...

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Pearl
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 Message  Posté le: Jeu 18 Fév 2016, 20:46    Sujet du message: Sens et indécence Répondre en citant

L'option découpage de cadavre, ce ne serait pas pour ce soir. C'est sur que pour salissant, ça l'était comme besogne et puis oui, ce n'était pas des plus discrets dans une ruelle, entre les bruits, l'odeur et tous les morceaux à trimballer ensuite. Tant qu'à faire cela,  autant se trouver directement dans un lieu où les mares de sang n'étaient pas un problème, comme dans une boucherie. En plus, il y aurait eu les outils nécessaires à disposition. Le crochet notamment...
Mais bon, ce n'est pas à moi de lui donner cette idée,  ou n'importe laquelle. Son meurtre, son problème. Il me demande un instant pour réfléchir et le lui laisse bien volontiers. Laisser le cadavre pourrir dans cette rue, dans une ville comme celle-ci, n'était pas à mon avis trop dramatique. Quelle service se préoccupe des disparus ? Qui mènera une enquête pour tenter de trouver le meurtrier ? Au pire, la famille voudrait se venger mais sur qui ? Ils n'avaient pas l'air assez malins pour remonter par, je ne sais quel prodige, jusqu'à Matsuo... ou un autre. Enfin... Cela reste un exercice intéressant pour un cerveau comme le sien.

Sa main descend le long de ma croupe, alors que son regard est légèrement perdu dans un autre monde. C'est subtil et ténu. Ses caresses s'accentuent, me faisant douter de cette première impression. Il me presse contre lui, me serre et commence même à dénouer mon corsage. Ses lèvres viennent embrasser mon cou et me murmurent ensuite quelques mots. Lune de mes nuits. Si je m'étais attendue à celle-là ! Ça ressemble à des mots doux... je n'aime pas trop ce que ça sous entend. Mais je ne relève pas ; ça ne servira à rien... de bon...
De toute façon, avant que j'ai pu réagir (si j'avais voulu), me voilà littéralement dos au mur. Tout en murmures, il m'expose le résultat de ses réflexions. Je n'écoute que d'une oreille : un marché noir où on ne pose pas de question sur la provenance de telle ou telle chose, même d'un cadavre tout frais. Ah oui oui c'est bien pratique en effet pour la situation. Mais je suis plus occupée à l'observer ; son regard plongé dans le mien, la proximité qu'il instaure, la gestuelle insistante juste ce qu'il faut pour titiller les sens. J'ai l'impression de me voir et en même temps, je ne peux m'empêcher de me demander si derrière tout cela, il n'y a pas l'expression d'un sentiment de sa part. Il va falloir que je fasse davantage attention à ça.

Et voilà qu'il couvre ses doigts du sang de sa blessure pour me les présenter. C'est un jeu dangereux mon bonhomme. M'exciter, me tenter de cette manière si tu veux... mais jusqu'à quel point sans que cela ne se retourne contre toi ? Cette chaleur humaine, cette odeur que je connais bien à quelques centimètres de mon nez. Un frisson me parcourt l'échine. Je me reconcentre car il continue à me parler. Voilà la partie où il a besoin de moi. Je dois récupérer de l'alcool fort et un manteau avec capuche pour couvrir notre ami. Oui, oui... J'ai la main posée sur son torse ; son coeur bat presque régulièrement. Il est serein avec une pointe d'excitation tant à l'énoncé de son plan qu'à la perspective qu'il nous promet sur un tout autre plan, purement physique. Il sent si délicieusement bon. Si près de moi, le parfum de sa blessure monte à mes narines en un doux fumet, masquant les odeurs putrides de cette rue. Son index caresse mes lèvres pour y déposer les gouttes de son sang. Il s'en faut de peu que j'y morde férocement pour en retirer davantage de bénéfice. Ma langue seule caresse ces appendices, les entourant, les lêchant. Juste un claquement de dents... Non je ne dois pas.

Matsuo continue son jeu de séduction sans se rendre compte qu'il passe à rien de se faire bouffer les doigts. Si je n'avais cette irrépressible envie de manger, j'aurais simplement adoré. Son coup de rein pour soulever ma hanche et sa main chaude sur ma cuisse glacée, son souffle à presque rien de moi, son corps entier qui hurle le désir qui l'habite. Il se débrouille plus que bien et j'apprécie l'effort. Je ne laisse rien paraître de mes tourments intérieurs. Moi aussi je joue le jeu, un sourire gourmand sur les lèvres encore une seconde avant qu'il m'embrasse. C'est savoureux et cela présage un très bon moment à venir.
Du sexe en récompense d'un coup de main. Voilà ce qu'il me propose. Hm... je n'ai pas beaucoup mieux à faire ce soir. Cela sera toujours plus sympa que les clodos qui me sont passés dessus depuis le début de la nuit. Voir où se trouve ce marché noir peut m'être intéressant. Alors, oui je vais l'aider à se débarrasser du corps.

Je le repousse doucement, là où j'aurais bien voulu l'envoyer valser sur le sol pour me jeter sur lui et le baiser là maintenant tout en le vidant de son sang.
" Tu sais te montrer convaincant quand tu veux. C'est bien ! " dis-je avec un grand sourire satisfait. Mes ongles sales caressent son visage, descendant jusqu'à son cou. " Je reviens aussi vite que possible. "
Alors je le contourne et commence à m'éloigner.

Je me retourne finalement après quelques pas. Mon regard a changé. Plus de sensualité, plus de jeu, ni de masque. Juste la réalité de qui je suis et qu'il ne doit jamais oublier.
" Un conseil... J'ai l'impression de cracher le mot. Aussi je marque un temps avant de reprendre. J'aurais pu ne rien dire, et le laisser découvrir tout seul la limite, ma limite... A l'instant où il serait déjà trop tard... Mais je tiens à le prévenir, alors ma voix reprend son naturel pour continuer. "Ne tentes ja-mais le monstre frustré de ne pas avoir eu son quota de nourriture ; tu y laisseras plus que des plumes, petit moineau. Et je serais navrée de te tuer "par accident". Je me suis habituée à toi. "
Ca lui aurait fait davantage plaisir si j'avais dit que je l'appréciais mais je ne suis pas sure de savoir ce qu'est ce sentiment. Sans lui permettre de répondre, je disparais déjà au détour de la rue. J'ai des choses à faire. Si je ne veux pas le mettre en pièces pendant qu'on prend notre bain, je dois me sustenter d'abord. Les parties de jambes en l'air ont l'art de réveiller mes bas instincts comme il en a déjà fait l'expérience ; cela a toujours été soft et sans véritable danger...

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Matsuo Masaki
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 Message  Posté le: Dim 20 Mar 2016, 01:53    Sujet du message: Sens et indécence Répondre en citant

Elle se retire... Elle s'éloigne. J'ai eu ce que je voulais. Ou comme il me plait beaucoup plus de me le dire, j'ai gagné.

Un léger sourire de satisfaction lacère mon visage, alors qu'elle s'éloigne de moi. je ne détache pas mon regard d'elle, tant qu'elle n'a pas disparue.

Elle m'apostrophe une dernière fois.

"Ne tentes ja-mais le monstre frustré de ne pas avoir eu son quota de nourriture ; tu y laisseras plus que des plumes, petit moineau. Et je serais navrée de te tuer "par accident". Je me suis habituée à toi. "

* Mais tu ne l'a pas fait... *

C'est là une chose que j'aurais adoré lui rétorquer de vive voix. Mais elle à raison, il serait imprudent de tenter plus loin le monstre. J'ai parfaitement conscience que je viens de jouer avec le feu... Et pourtant... Je ne me sens jamais aussi vivant qu'en ces situations.

Je n'ai pas perdu une seule miette de chacune de ses expressions corporelles, alors que je la tentait avec mon propre sang au coin de ses lèvres. A mes yeux, tout l'art de la séduction se trouve dans cet équilibre entre plaisir et frustration. L'irrépressible envie d'en avoir plus, et l'autocensure que l'on s'inflige si on ne veut surtout pas perdre la source de ce plaisir.

Avec Pearl... Expérimenter cette théorie est une chose dangereuse... Surtout que pour elle, le plaisir est avant tout gastronomique et purement corporel.

Mais si je suis parvenu à jouer sur ce terrain avec elle, alors il me sera facile de pouvoir jouer avec de simple humains à l'avenir.

Elle disparaît dans un coin de rue... Et l'heure est venue pour moi d'effectuer ma part de boulot.

Heureusement pour moi, l'heure tardive et la brume faisant suite à l'orage de tout à l'heure me garantissent une certaine discrétion dans ma besogne. Le sol encore détrempé me facilitera aussi grandement la tâche pour effacer les dernières trâces.

Par précaution, je préfère tout de même traîner le corps hors de la ruelle, dans un passage obscur entre deux bâtiments. Juste au cas où le bruit que nous avons fait aurait fini par attirer l'attention Là, je débarrasse le cadavre de sa cape souillée par la boue et le sang. J'en fait d'ailleurs de même avec mon propre manteau. J'utilise ensuite ma ceinture de tissu pour en envelopper la tête de mon nouveau "compagnon de beuverie" . Cela devrait me permettre de maintenir cette dernière à une forme à peu près acceptable, tout en empêchant son propre sang et autre morceaux de son anatomie crânienne de se répandre sur le pavé des ruelles.

En attendant le retour de Pearl, je retourne sur le lieu précis de mon "crime" encore un peu en désordre... Le sol est boueux et en retournant ce dernier du pied, je peux sans mal faire disparaitre tous les éventuels éclats d'os et les petit bouts de cervelles qui parsèment encore le sol, le sang se mélangeant à l'eau et à la terre
.
Je vais très vite. Pas besoin de faire dans le détail. Je ne m'attends pas non plus à une suite très poussée à ce qu'il vient de ce passer ici. En fait... Je crois bien etre le seul en cette ville qui pourrait avoir ce genre d'idée...

Cela fait, je récupère alors la cape et le manteau... Et je prends un peu de temps pour chercher autour de moi. Une flaque un renfoncement dans le sol... n'importe quoi fera l'affaire...

Je fini par trouver mon bonheur... Juste de quoi crotter et rincer suffisamment ces habits pour en faire disparaître les traces compromettantes. Je profite d'ailleurs d'une flaque d'eau à proximité pour me débarbouiller un peu.

Maintenant... Il s'agit de ne pas sortir de ma cachette et de me faire tout petit en attendant qu'une silhouette familière veuille bien se manifester.

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Pearl
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 Message  Posté le: Jeu 21 Avr 2016, 23:52    Sujet du message: Sens et indécence Répondre en citant

Trouver la taverne la plus proche, un jeu d'enfant. Entre la lumière, le bruit et l'odeur, c'est le genre de lieux facilement identifiable dans le noir. C'en est une que je n'ai pas encore fréquenté cette nuit. Peu importe en fait. Ma besogne est à la fois simple et compliquée. Mais vais-je m'y atteler ? Je pourrais très bien ne pas m'en préoccuper et reprendre le cours de ma soirée le plus naturellement possible. Oublier, le laisser se débrouiller avec son maccabé sur les bras. Je pourrais mais en faisant cela, je passerais à côté de quelque chose, je le sens. Je ne parle pas que du sexe... A côté de l'énigmatique, il y a le pragmatique que j'ai bien côtoyé déjà. Ce soir, j'ai découvert le sanglant au regard de fou. Qui y a-t-il d'autre sous cette carapace ? Il a dépassé ce que je pensais être ses limites et il en devient plus intéressant... peut être faudra-t-il un peu l'aider pour exploiter cette part de lui même. C'est un défi qui mérite d'être tenté.

Je n'ai pas la moindre idée sur la façon dont je vais procéder pour obtenir une bouteille d'alcool et une "cape à capuche". Quel genre d'homme porte cela dans une taverne par une belle nuit d'été ? Quel genre d'homme porte cela tout court... ? Et ce n'est pas avec le peu d'argent que j'ai en poche que je pourrais payer les deux... Cela dit, je ne suis pas une voleuse non plus. Enfin pas de ce genre - là... En douce et sans se faire remarquer... on y croit... Non mais franchement je n'ai pas la prétention d'être capable de piquer des choses que je ne peux pas planquer sur moi dans un lieu bondé de monde. Une cape et une bouteille...
Quand j'entre, j'en prend plein la tête. Après le silence relatif de l'extérieur, le brouhaha du lieu m'assaille. Juste quelques secondes, le temps de quitter le cheminement de mes pensées. Je m'avance en jetant un oeil alentour pour chercher ma cible. La bouteille, la cape ou les deux. Ou un homme ou une femme qui peut me procurer les deux rapidement. J'ai décidé d'en profiter, de me faire plaisir avec ce qui peut paraître une corvée. La petite frustration au fond de la gorge, je compte bien m'en débarrasser.

La putain est de sortie et elle fait le gros du travail pour moi. Les regards me scrutent, les hommes me dévisagent, me déshabillent dans leur tête. Je me rends alors compte que je me tiens plus droite que tout à l'heure. Tant pis. J'ai peut être une sale tête mais le reste n'est pas à jeter. Je presse d'une main mon corset pour rehausser ma poitrine. Même si je ne compte pas me faire attraper comme tout à l'heure, j'ai besoin de mettre mes arguments en avant pour attraper mon pigeon nourricier.
Il y a du monde dans ce bouge ; ce n'est pas évident de repérer ce que je cherche. Je sens déjà la patronne qui lorgne, mauvaise, dans ma direction. Elle doit avoir sa propre réserve de filles pour ses clients et une concurrente sans attache c'est pas bon pour son chiffre d'affaires complémentaire. Elle me surveille et je la vois même d'un geste ordonner à l'une de ses grognasses de se boucher les fesses pour aller appâter le client avec la marchandise maison. Du calme ma vieille je m'attarde pas. Je t'en pique juste un et on se barre. Voilà mon lascar. Il a l'attirail qui me faut. Quelle tête de blaireau avec ses petits yeux vitreux ! Le nez cassé et bien rouge, l'arcade bousillé depuis longtemps, les cheveux filasses et disparates... Tu m'étonnes qu'il lui faille une capuche pour se balader tranquille dehors.

Je m'assoie à côté de lui sur le banc, me glisse assez près pour que ma cuisse touche la sienne. Je presse le contact juste un instant pour lui signifier ma présence. Pour mes intentions, je n'ai qu'à me pencher vers lui, sous prétexte d'attraper un verre qui traine là, pour les lui glisser à l'oreille. Ca sera gratuit mon bichon si tu me ramènes une pleine bouteille en plus de tes miches. Dehors dans 2 minutes. Un truc dans le genre en plus concis et cru. Pas besoin de le regarder pour sentir que ma belle déclaration d'amour a fait mouche ; son pouls s'accélère déjà à l'aubaine pour son entrejambe de se décharger d'un poids. Histoire d'appuyer mes dires, une petite caresse bien placée et avant de me faire tabasser par la tenancière pour empiéter sur ses plate bandes, je ressors presque illico. En franchissant la porte, je sais que mon blaireau est déjà au comptoir. Poisson ferré. Je jette un oeil à travers le carreau dégueulasse d'une fenêtre ; il a bien sa cape sur le dos. Les objectifs purement pratiques sont remplis ; maintenant c'est mon bonus.

Directement un autre lieu pour un intermède plein de délicatesse et de pétales de rose. Un trop plein de romantisme où Pearl devient une vraie guimauve, vous y croyez -vous ?
Vous avez raison...
http://maynlie.webrpg.info/t398-Sens-et-ind-cence-Ind-cence-niveau.htm#p326…


Il faut tourner ici, puis encore une fois. Cape et bouteille sous le bras, je me présente dans la ruelle sombre où l'on m'attend.
Mon oeil avisé remarque le nettoyage effectué malgré la pénombre environnante ; le cadavre a même été un peu arrangé, autant qu'une cervelle éclatée peut l'être du moins. Il n'a pas chômé durant mon absence mais m'a bien évidemment attendu. Une dame sait se faire désirer.
" Voilà pour lui. " dis-je comme une évidence. Il veut déplacer le corps et pour qu'il passe le plus inaperçu possible, autant qu'il soit couvert et qu'il ait l'air bourré au dernier degré.  Un déguisement très passe partout pour trainer sans crainte dans les alentours.

" C'est par où alors ? "
Je n'ai pas entendu parler de ce marché noir jusqu'à ce soir, ni ne suis tombée dessus par hasard. C'est donc ainsi qu'ils veulent ; rester discret même si personne n'ira encore leur chercher des noises pour leur petit trafic. Comme l'a si bien dit Matsuo, il n'y a rien ni personne pour les en empêcher, ni autorité habilitée, ni loi. Une chance... Un lieu qui pourrait avoir ses avantages à condition, d'un de le trouver, et de deux de bien l'appréhender.
Je vais me laisser guider par mon petit homme - s'il sait où il va... - ; et par mes sens, je vais enregistrer le maximum d'informations sur ce marché silencieux.

___________________________________________________



Escroquerie - Triche : 4 ; Acteur : 3
Connaissance - Déchiffrage : 4 ; Investigation : 2
Larcin : Discrétion : 1 ;
Résistance aux poisons : 2
Athlétisme : 1
Résistance au soleil : 3
Absorption : 3
Sens accrus : 4

Couleur des paroles : #A75450


Dernière édition par Pearl le Mar 17 Mai 2016, 14:05; édité 1 fois
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Matsuo Masaki
Présumé découpable


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 Message  Posté le: Mer 27 Avr 2016, 20:05    Sujet du message: Sens et indécence Répondre en citant

Assis tranquillement dans ma ruelle sombre, en compagnie de mon "ami", j'attends... Je m'ennuie.

Alors pour faire passer le temps, je revisite ma carte mentale de la ville. J'estime les directions à prendre, les rues à emprunter, le trajet le plus optimum pour atteindre la zone supposée de ce marché noir. En espérant qu'il se tienne bien là où je l'ai identifié. Après tout, je ne m'y suis jamais rendu moi même...

C'est un risque à courir.

J'envisage malgré tout un plan B... Mais qui risque de nous prendre un temps beaucoup plus conséquent. Atteindre le port et y balancer le cadavre à la flotte ? Le découper dans un lieu abandonné et donner toute cette bonne viande en pâture aux chiens errants de la ville ? Pas sûr que Pearl ai la patience de me suivre jusque là... Où bien se contentera t'elle de rester spectatrice. Pour se délecter de mon désarroi et de mes tentatives pour redresser la situation.

Et si Pearl ne revient tout simplement pas ?

Non...

Je ne me trompe jamais.

Mon premier plan fonctionnera, car il est basé sur des faits et sur la logique. Même en ce qui concerne ma vampire... Elle aussi obéit à une logique qui lui est propre et que j'ai inclus dans mes réflexions. Elle ne manquerait le spectacle pour rien au monde...

Si elle est en retard, c'est qu'elle va arriver. Le problème avec les femmes qui savent se faire attendre, c'est qu'elles nous laissent le temps de douter.

Je ne doute pas... Je m'ennuie.

C'est donc avec un certain plaisir que je reconnais sa silhouette. Je me relève pour l'accueillir. Elle à fait exactement ce que j'attendais d'elle. Elle est douée, je dois le reconnaître.

je récupère ce dont j'ai besoin pour parfaire ma mise en scène. J'habille le cadavre de son manteau et lui ajoute la cape rapportée par Pearl. Rabattant la capuche sur sa tête afin que l'on ne puisse quasiment plus la distinguer dans cette pénombre. Je remet mon propre manteau, ré équipe mes armes, alors que la vampire me demande déjà la direction à suivre. je lui réponds avec une certaine pointe de nostalgie

" Tu te souviens cette ruelle sombre ? ... Où pour la première fois, je t'ai offert mon sang en échange d'un portrait ? ... C'est par là que nous allons."

Grosso modo, la direction des quartiers marchands. Elle découvrira le détail au fur et à mesure de notre progression. Pour l'heure, il faut mettre les voiles.

J'empoigne le cadavre par le bras. Plaçant ce dernier autour de mes épaules, comme deux vieux copains de beuverie. Pearl en fait de même de l'autre côté pour me venir en aide.

La bouteille en main, je nous asperge quelque peu de l'infâme liquide odorant et de qualité douteuse que la vampire m'a ramenée.

Amusé par la situation, je retrouve un peu le sourire, et m'adresse directement au macchabée que je transporte.

"Aller Roger ! On va quand même pas coucher là comme des clodos ! Tu es prêt ? "

Le cadavre hoche la tête pour me répondre... En fait manipulé par ma main qui empoigne sa capuche et ses cheveux à travers le tissu.

Il n'est pas encore sous le coup de la raideur cadavérique après tout !

Je poursuis avec un petit sourire cynique.

" Et garde tes mains dans tes poches ! La demoiselle repart avec moi ce soir ! Et au cas où... moi je repars avec elle en tout cas.

Je lui fait baisser la tête de dépit.

Aller en route...

Nous entamons alors notre progression. Arborant des ruelles qui se suivent et ne se ressemblent pas.

N'ayant aucun talent pour le jeu d'acteur, je préfère ne pas forcer mon rôle. Pendant toute notre marche, quand je dois parler à Pearl, je murmure. Les rares fois ou nous croisons du monde, d'autres pochetrons du soir en fait... je reste silencieux. Je n'ai heureusement aucun mal à jouer du titubement avec le poids sur mes épaules. Je laisse le soin à Pearl de parler si cela doit s'avérer nécessaire. Mais d'une manière générale, les poivrots préfèrent rester entre eux dans leur ivresse.

J'essaye de m'orienter... Et là par contre je doute un peu.

QUE FOUT CE PUTAIN DE BÂTIMENT ICI ? ET BORDEL, OÙ EST PASSÉE LA RUE QUE JE CHERCHE ?!!!

Il ne figure pas dans ma représentation mentale de la carte de la ville...

Je comprends alors une chose évidente... Je ne peux forcément pas avoir commis d'erreur, comme par exemple avoir mémorisé une carte antérieure à la récente rénovation de la ville... Travaux que je serais pourtant sensé avoir remarqué en débarquant à Clavinia...

Ni avoir pu "oublier" de vérifier la date de publication de la dite carte, au moment où j'en ai eu besoin, alors que suis sensé l'avoir intégralement mémorisée au sein de mon cerveau supérieur.

Bref... C'est la réalité qui se trompe !

Bien entendu, je ne préviens pas Pearl de ce terrible état de fait. La pauvre est si impressionnable... Je préfère ménager ses inquiétudes !

En toute bonne foi, j'arbore alors une attitude confiante quant aux directions que je prends.

Je préfère pardonner à la ville cette erreur d'agencement... Et heureusement, en empruntant des chemins détournés, et en suivant la direction globale que j'avais établi, je fini par reconnaître des rues et des bâtiments qui eux, sont bien là où ils devraient être.

Nous poursuivons...

Nous approchons même de l'endroit où j'avais estimé l'emplacement du marché noir. Je m'attends cependant à ce qu'il ne soit pas visible au premier coup d'oeil... C'est à ce moment que j'ai de nouveau besoin de Pearl dans mes plans.

" Je suis sûr que nous sommes tout proches... Pearl... qu'entendent tes oreilles de vampire ? "

Si nous ne voyons toujours pas les marchands, escrocs, acheteurs et pigeons, je puis cependant émettre sans trop de risque qu'une telle réunion engendre un brouhaha certain. Avec le reste de la ville endormie, je suis sûr que ma belle buveuse de sang saura repérer sans difficulté vers où nous diriger.

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Citation:
Connaissance : Déchiffrage : 6 ; Investigation : 6 ; Erudit : 3
Combat : Base offensive (Katana / Kodashi) : 6 ; Feinte et déplacement : 3 ; Parade : 2
Larcin : Discretion : 4
Escroquerie : Triche : 2
Perception : 3

Physique : Endurance : 2 ; Course et saut : 2

Métier : Artisan (illustrateur) : 5

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Pearl
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 Message  Posté le: Sam 7 Mai 2016, 00:04    Sujet du message: Sens et indécence Répondre en citant

Après avoir habillé notre camarade à la tête éclatée, et nous avoir joyeusement aspergés tous les trois du contenu de la bouteille, mon... comment devrais-je l'appeler au vu de de qu'il vient de faire ? Matsuo choisit de jouer avec le troisième laron comme avec une marionnette. Il le fait bouger en tirant sur l'arrière de la capuche et réagit à cela en le considérant comme vivant vraisemblablement... une façon de se mettre dans le personnage du bon copain saoul ? J'en doute. Je trouve cela juste bizarre et pas du tout drôle. Mais il paraît que je n'ai pas de sens de l'humour. Je le regarde faire sans émettre la moindre expression, car je n'ai pas la moindre idée de ce qu'il me faut faire. Tout au plus, j'hausse les sourcils devant ce qui me semble une sorte de gaminerie morbide, mais une gaminerie quand même. En plus mes fringues puent l'alcool alors que je déteste cette odeur.

Nous partons bras dessus, bras dessous avec notre compagnon d'infortune qui, à défaut de s'être fait exploser la caboche, a la tête plus qu'embrumée par les vapeurs d'alcool. Il est donc normal qu'il cause pas. Vu qu'il faut l'étranger et la putain pour le soutenir et l'aider à trainer ses jambes vers quelque part. Le vivant qui m'accompagne se contente de trainer du pied, titubant comme il peut en cohésion avec l'histoire qu'on doit faire passer. Il ne reste que moi pour ouvrir ma bouche en cas de besoin. Fort heureusement cela n'arrive pas beaucoup, les autres personnes qu'on croise sont sinon aussi saoules qu'on prétend l'être, soit elles n'ont strictement rien à faire de notre trio alcoolisé. Et franchement je les comprends. Nous sommes ennuyeux à mourir.
Je ne sais pas ce qu'il se passe dans la tête du Pajanais mais ça a l'air de mouliner aussi sec que nous marchons. Limite que nous tournons en rond. Je ne suis pas très douée avec les plans de ville, mais j'ai repéré quelques boutiques et autres éléments d'architecture pour me diriger depuis que je fréquente ce coin là. Nous revenons par un chemin un peu détourné aux rues en chantier qui furent le théâtre de notre rencontre. Ainsi qu'il l'avait annoncé un peu plus tôt. Elles sont maintenant toutes belles et ne contiennent plus de trou fâcheux où certains pourraient malencontreusement tomber.
Toujours est il qu'au bout d'un moment, nous nous arrêtons enfin un peu - ce petit con commence à peser comme un âne mort et à glisser de la prise dont je le soutiens.

Voilà qu'on a de nouveau besoin de moi. Ça tombe presque à point, j'allais me mettre à bailler.
" Ce que j'entends ? Que celui-ci est en train de perdre son oeil... " dis-je en désignant l'alcoolique notoire.
Ce n'était pas une blague. Et pour avoir l'individu à quelques centimètres de mon oreille, c'était même limpide. Un bruit de chair qui se tend petit à petit, étirée par un poids supérieur à ce qu'elle peut désormais supporter en l'absence d'autres morceaux de peau et de muscles.
" Occupe t'en... " Sous entendu, j'ai autre chose de mieux à faire que me salir les mains avec un maccabé que je n'ai pas tué moi même.

Plus sérieusement, je me préoccupe de sonder les environs. Il y en a qui ronfle juste derrière la fenêtre au dessus. Aucun intérêt. Un chat qui mange sur le toit. Pas plus utile. Tiens, sa souris gémit encore une petite fois. Bon appétit mon gros.
Des chuchotements plus loin. Des voix masquées par les murs d'une maison ? Non, ce sont vraiment des chuchotis, des parlers bas. Est ce un bruit de pièce ? Trop bref. Un peu trop loin encore. Je délaisse les humains et m'avance de quelques pas encore. Je ferme les yeux. Le fumet d'une cheminée. Le crottin d'un cheval ou d'un de ces trucs qui sont moitié moitié. De la viande fraiche. De la viande fraîche ? Le boucher est ouvert la nuit maintenant ? Ça y est encore ! Des pièces qui s'entrechoquent. Tiens, là, on dirait plutôt un métal plus lourd, comme de l'acier. Le vent me ramène l'odeur de personnes. Différentes espèces. Ça parle, ça échange à mi voix. Je ne comprend rien de ce qu'ils disent mais ça a l'air bref et concis.

" Par là. "
Je commence à partir vers une des ruelles avoisinantes. Il en vient l'odeur la plus proche et les bruits les plus précis. Comme je sens que j'oublie une chose, je marque un arrêt dans ma démarche. Je me retourne alors et constate que mon petit humain ne pourra pas me suivre en portant seul son cadavre. Je lève les yeux au ciel et le rejoint, reprenant ma place.
" Pas la peine de continuer notre manège de saoulards. "

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 Message  Posté le: Aujourd’hui à 09:45    Sujet du message: Sens et indécence

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